Avant d'aller dormir

Quatrième de couverture :

A la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Quand j’ai vu ce livre à la bibliothèque, j’étais toute contente, ayant l’impression d’avoir lu beaucoup de billets élogieux et qu’il fallait donc le lire. Je viens de le terminer. Enfin ! (je l’ai commencé dimanche !!) Bon, il faut le reconnaître, j’ai eu des soirées occupées cette semaine, et la musique a occupé beaucoup de place, avec les finales du Concours Reine Elisabeth (à l’heure où j’écris ce billet, les finalistes sont tous passés, et nous attendons la proclamation !! je vous dirai tout ce dimanche) Et j’ai beau tourner autour du pot, je crois bien que la musique a gagné contre Steve Watson.

Le sujet est intéressant : je ne suis pas gavée de thrillers sur la mémoire et l’amnésie, j’étais donc intéressée par cette forme d’amnésie si particulière dont souffre Christine Lucas, et je me demandais même si cela existe vraiment (aucun indication sur la chose en fin de roman, malheureusement) l’intrigue est réfléchie, construite, mais… ça traîne en longueur !! J’ai eu l’impression de lire constamment la même chose, bien sûr Christine se réveille tous les matins en ne se souvenant de rien et il faut lui redire sans cesse ce qui lui est arrivé, mais cet effet finissait par tourbillonner dans la tête de façon stérile. On est scotché dès le début, on ressent le malaise dès les premières pages : quelque chose ne tourne pas rond, cette femme est trompée, mais par qui, que lui est-il arrivé ? Et puis ce suspense tourne un peu à vide.

On parle dans la quatrième de couverture de « polar incontournable du genre », de « construction aussi machiavélique qu’époustouflante », de « suspense de tous les instants »… Cela relève davantage d’une bonne opération publicitaire que de la réalité du livre, me semble-t-il, je n’ai pas ressenti de suspense insupportable… Et finalement tout est (presque) bien qui finit (un peu trop) bien.

Un premier roman bien mené, donc, mais un peu trop long et ennuyeux à mon goût…

Steve J. WATSON, Avant d’aller dormir, Editions Sonatine, 2011

L’avis de Caroline et de Liliba qui l’ont proposé pour le challenge Voisins voisines (et je n’ai pas eu le courage d’en chercher plus)

Biblioth_que_et_LALUn premier roman anglais et donc européen, et puis dormir, c’est un loisir aussi, non ?

laurier-couronne-fdb39