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Présentation de l’éditeur :

La narratrice, Violette Gustafson, est une adolescente aux parents divorcés. Elle habite à Vancouver avec sa petite sœur Rosie et leur mère, dans une maison qui tombe en ruine. Leur père, lui, vit à L. A., flanqué de sa nouvelle famille : Jennica, l’actrice blonde, sa paire de faux seins, et les jumelles, Lola et Lucy, merveilleusement adorables.

Un soir, la mère de Violet a un nouveau rendez-vous. Il y a déjà eu pas mal de « losers » : Larry le Monosourcil, déjà marié, Alphonse le radin, ou Jonathan, trop beau pour être vrai (et volage). Violette n’en peut plus. Sa mère ne partage pas son cynisme et a désespérément envie de refaire sa vie. Ce soir-là, son rendez-vous s’appelle Dudley Wiener, illico rebaptisé la Saucisse. Le hic, c’est qu’il plaît beaucoup à la mère de Violette…
Violette décide alors de mettre au point un plan avec Phoebe, sa meilleure amie : elle va écrire à George Clooney, pour lui demander d’épouser sa mère ! Et filer Dudley : s’il a un cadavre dans son placard, elles le découvriront bien !
 
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QUE LES CHOSES SOIENT BIEN CLAIRES : j’ai adoré Violette, j’ai adoré ce roman jeunesse, voilà une jeune maison d’édition à surveiller !
 
Violette est une fille un peu barrée : elle a tendance à ranger de façon un rien monomaniaque ses affaires ou même celles des autres, elle s’immisce sans vergogne dans les affaires sentimentales de sa mère et n’hésite pas à casser les relations naissantes qu’elle juge suspectes. Elle prend soin de sa petite soeur Rosie, aimerait ne pas aimer autant ses demi-soeurs et surtout il est hors de question qu’elle tombe amoureuse un jour ! En fait, elle se révolte contre la séparation de ses parents et si elle est odieuse, bien sûr c’est parce qu’elle ne sait pas exprimer autrement sa colère…
 
Heureusement qu’elle peut compter sur sa fidèle amie Phoebe, une fille équilibrée qui ne manque pas de ressources pour aider sa copine : une machine à laver en état de marche, des parents qui savent cuisiner, une paire de talkie-walkie pour espionner les candidats à la vie de couple, des timbres en suffisance, et surtout une patience à toute épreuve.
 
C’est une belle galerie de personnages qu’a créés Susin Nielsen (les adultes ne sont pas mal non plus !), et un roman plein de rebondissements, de situations cocasses, de répliques piquantes et de moments vérité. J’ai ri… souvent, et j’ai eu la larme à l’oeil aussi ! Autant dire pas un roman de plus sur les parents séparés et les enfants qui en souffrent, mais un roman qui touche, qui sonne juste, qui donne la pêche ! Je le mets sur le même plan de qualité que Comment (bien) rater ses vacances, d’Anne Percin, c’est dire !
 
 
Un joli coup de coeur !
 
 
« Après quoi nous avons changé de sujet et échangé nos cadeaux de Noël. J’ai offert à Phoebe un carnet avec un pictogramme représentant un garçon sur la couverture et la phrase : « Les garçons, ça pue. Jetez-leur des roses. » Elle m’a offert une boule magique. C’est une boule de billard portant le chiffre 8 qui peut, paraît-il, prédire l’avenir. On pose une question, on secoue la boule, et une réponse apparaît dans un triangle lui-même inclus dans une fenêtre ronde, à la base de la boule. Nous lui avons posé tout un tas de questions, y compris ma préférée : « Ashley va-t-elle perdre tous es cheveux cette année ? » La boule magique a répondu : Sans aucun doute.
Un cadeau fabuleux. » (p. 17)
 
 
« Mohamed venait de mettre sa cliente sous un casque, si bien que maman est venue nous rejoindre. Cette fois, elle portait un haut qui couvrait sa bouée de sauvetage. C’est toujours un soulagement. » (p. 75)
 
 
Susin NIELSEN, Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère ?, traduit de l’anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec, Editions Hélium, 2011
 
 
L’avis d’Argali
 
 
Challenges Petit Bac jeunesse (catégorie Personnage célèbre) et le nouveau challenge de Philippe Lire sous la contrainte (un titre en forme de question)
 
 
    
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