Revoici Nadège dans une critique… pleine de sel. N’hésitez pas à lui laisser des commentaires !

J’en avais beaucoup entendu parler, on me l’avait souvent vanté, je ne m’étais pas encore laissée tenter… Puis, il y a quelques jours, chez des amis, il était là, je l’ai ouvert… Et finalement… oserai-je le dire… je ne comprends pas… mais vraiment pas… l’engouement autour de cet auteur (bon, ok, c’est le premier, peut-être qu’un autre titre me plairait, je ne sais pas).

Je le reconnais, le début m’a plu. J’y ai cru. Je croyais vraiment que j’allais m’attacher à ce narrateur au début de vie malmené, cet orphelin au grand destin… L’écrivaillon de faits divers à qui on donne sa chance. L’auteur de feuilleton qui se révèle grand romancier… La chance qui frappe à la porte, puis le mystère, le drame peut-être, l’histoire qui s’emballe, le cœur qui bat pour des personnages auxquels on s’attache… Et puis… non… Les beaux espoirs se sont étiolés au fil des pages.

 

D’abord, je ne suis pas parvenue à m’attacher à ce David Martin. Un peu comme ces enfants qu’on trouve si mignons, puis qui déçoivent en grandissant. Et l’excuse de la vie difficile ne m’a pas convaincue de lui trouver des excuses. Je l’ai trouvé lâche, souvent… Et, encore, la lâcheté pourrait encore se pardonner, mais non… Je l’ai trouvé terne, froid… Cela dit, c’est peut-être voulu, après tout on ne peut pas dire qu’il fasse quoi que ce soit pour se faire aimer… Mais, même, on peut ne pas aimer un personnage, mais avoir envie de le suivre quand même… Là, je l’ai suivi parce que… mais sans entrain, sans enthousiasme… Je ne me suis pas plus attachée à Cristina. Non, cette relation ne m’a pas touchée… Ces pantins ne m’ont inspiré aucune pitié… Isabella, peut-être, a réussi à sortir du lot… Et Sempere (et encore…).

 

Le récit, la trame m’ont semblé bien fade. Le patron et la mission qu’il confie à l’écrivain m’ont laissée perplexe, dubitative. J’attendais que ces épisodes passent… Et la fin m’a laissé sur ma faim. Dans une impasse. Tout ça pour arriver nulle part… Bof…

 

Et pourtant, l’auteur avait les ingrédients, mais il ne suffit pas d’avoir les bons produits pour créer une recette qui en soit digne, et il ne suffit pas de suivre la recette pour que le plat soit bon, il faut aussi un peu de talent… Et de talent, je n’ai point goûté dans cette histoire…

 

Je présente mes excuses à ceux qui apprécient cet auteur, le Jeu de l’Ange n’était pas pour moi…

 

Carlos RUIZ ZAFON, Le jeu de l’ange, Pocket