Quatrième de couverture :

Capucine Guillon, rédactrice de questions pour jeux télévisés, maman solo de trois ados mal dégrossis, n’a pas vraiment le profil de la femme fatale épanouie ni de la businesswoman accomplie. Son irrésistible attrait pour tout ce qu’il faut éviter et son manque cruel de discernement la mettent dans des situations que certains qualifieraient de pathétiques mais qu’elle assume avec beaucoup d’humour et une pointe d’inconscience. Sous la plume de Fred Ballard sa vie frise même l’épopée burlesque ! Éclats de rire garantis. À lire de toute urgence !

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Bien qu’elle vive dans à peine 65 m² avec ses trois « ados d’appartement », Capucine Guillon n’en a pas moins un goût prononcé pour l’aventure : la preuve, ses enfants s’appellent Paul, Emile et Victor… si, si. (Il m’a fallu quelques pages pour saisir le calembour…) Elle n’a pas peur non plus de se confronter aux situations les plus rocambolesques (ou débiles) et on se demande si elle a le sens du ridicule : la preuve, ses mésaventures avec les mouettes ou son désir inamovible de rester Guillon à n’importe quel prix. A moins qu’elle laisse l’auteur la (mal)mener par le bout du nez : révolte-toi, Capucine Guillon, ou redescends sur terre !!

Bon… j’ai lu ce livre ces quelques derniers jours, ça tombait bien, une lecture qui ne nécessitait pas beaucoup de neurones ni un gros investissement en temps. Comme je l’avais repéré chez des blogocopines, et qu’il était à la bibli, ça tombait d’autant mieux ! Mais bon… « A lire de toute urgence ! » comme nous l’intime la quatrième de couverture… ce n’est pas absolument indispensable. J’avais pourtant trouvé que ça démarrait bien, l’histoire de cette mère célibataire de trois ados, tous issus de pères différents, qui rame toujours pour arrondir les fins de mois ou simplement partir quelques jours en vacances, sonnait assez juste, c’était tout à fait vraisemblable. Mais bon, ça dérape quand même assez vite dans des épisodes gonflés aux hormones neurones surmenés… A moins que ce ne soit vraiment vrai comme ça dans le monde (tellement… chic et spirituel) des concepteurs-rédacteurs de jeux-télé, de télé-réalité, de machins-trucs-télé… dans ce cas, je suis d’accord, on en apprend vraiment beaucoup sur la manière dont on essaye de nous rendre (encore plus) débiles grâce à toutes ces émissions hautement culturelles.

Attention, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne regrette pas (tout à fait) de l’avoir lu, j’ai quand même ri et souri à plusieurs reprises, mais bon… l’idée a été tirée un peu en longueur… ou plutôt, selon l’expression de Capucine, elle a été un peu trop « capillo-tractée » !

Vous l’aurez compris, pour ma part, pas de quoi casser trois pattes à un canard. Ni même à un goéland breton affamé.

Fred BALLARD, Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton !, Pygmalion, 2012

Les avis de Keisha, Clara et Cathulu