Les directeurs de l’Opéra Garnier, excédés par les frasques du fantôme qui hante les lieux, rendent leur tablier et remettent les clés à leurs successeurs – Messieurs Richard et Montcharmin – non sans les mettre en garde. Mais ceux-ci croient à une bonne (ou mauvaise) blague et ignorent les demandes de F. de l’O., en louant sa loge personnelle, par exemple. Jusqu’à ce que de mystérieux événements viennent semer le trouble dans l’esprit de ces deux hommes. Au centre de ces étranges phénomènes : Christine Daaé, belle et surprenante cantatrice, dont le talent se révèle soudainement lors d’une représentation. Naïve, la jeune femme est persuadée qu’elle reçoit la visite de l’Ange de la musique dont son père lui racontait la légende lorsqu’elle était enfant. Son cher papa lui avait promis de le lui envoyer quand il rejoindrait le ciel, le vieil homme venant de mourir, la coïncidence relève pour Christine de l’évidence. Mais le jeune vicomte Raoul de Chagny, éperdument amoureux de la chanteuse, est bien décidé à lui faire comprendre que cette histoire d’Ange n’est qu’une supercherie.

L’année passée, j’ai enfin découvert Gaston Leroux et son célèbre Rouletabille avec Le Mystère de la chambre jaune. Je dois le reconnaître, j’étais peu convaincue au terme de cette lecture plutôt ennuyeuse. Puis l’été dernier, je suis tombée par hasard sur Le Fantôme de l’opéra. J’ai hésité un peu, mais j’ai l’habitude de toujours donner une seconde chance aux auteurs qui ne m’ont pas emballée du premier coup et, comme ce roman entrait dans le challenge, j’ai pris le risque. Et je ne le regrette pas. Ce n’est pas un coup de cœur, mais contrairement au mystère de la chambre jaune dont l’éclaircissement m’importait peu, ici j’avais vraiment envie de connaître le dénouement de l’intrigue. Même si je pense qu’il aurait été tout à fait possible soustraire deux ou trois cents pages et que le style aurait gagné à être quelque peu allégé.

Gaston LEROUX, Le Fantôme de l’Opéra, Le livre de poche, 1975

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