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Quatrième de couverture :

Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange… Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d’indices au commissaire Erlendur. L’enquête remonte jusqu’à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d’une Islande sombre et fantomatique…

Quand le club de lecture a proposé comme sujet les polars nordiques, cela a été l’occasion de faire sortir de la PAL ce titre, d’un auteur découvert sur les blogs, dont j’ai lu beaucoup de bien, et qui allait me permettre d’élargir ma « palette » de romanciers nordiques. J’en attendais beaucoup… et mon avis est assez mitigé…

J’ai d’abord trouvé l’intrigue assez mince, assez peu crédible, tout comme son dénouement : comment expliquer qu’Erlendur et son équipe passent autant de temps à essayer de découvrir qui est la personne enterrée sur la colline de Grafarholt, alors qu’ils savent dès le début que les ossements remontent aux années de guerre… Il ne doit pas se passer grand-chose en Islande pour que des policiers se consacrent à ce genre d’affaire avec autant de minutie ! D’autant qu’on nous raconte en parallèle de cette recherche l’histoire d’une famille dont la femme et les enfants subissent les horribles violences physiques et morales du mari et père, et on se doute bien que le squelette aura à voir avec cette famille !

Alors, conséquence (et défaut) logique, l’enquête prend un temps fou, c’est long, c’est lent… comme une interminable nuit d’hiver sur l’inlandsis. (Ah non, pardon, la découverte des ossements se fait au printemps.)

J’ai pensé cela pendant 250 pages (sur 350…) et pourtant je ne pouvais pas abandonner, et il n’y avait pas que le club de lecture pour me motiver. Je ne sais quel charme très souterrain (oups, le mauvais jeu de mots) m’a tenue jusqu’au bout. Envie quand même de savoir, comme Erlendur, qui était ce cadavre et ce qui s’était réellement passé sur cette colline. Si, à la fin, plusieurs pistes semblent s’entrecroiser et entretenir quand même un suspense tout à coup haletant (eu égard au rythme des 250 première pages), cette résolution de l’énigme est quand même embrouillée et il est difficile de croire que la disparition de la personne réellement enterrée n’a jamais été signalée.

Mais… il y a Erlendur et sa ténacité, Erlendur le déprimé, le père absent ou du moins bien démuni devant sa fille toxicomane, Erlendur le bien assorti à la rudesse du paysage et du climat… Erlendur qui ne se comprend pas lui-même (alors comment pourrait-il y faire avec sa fille ? et comment est-il malgré tout tellement réceptif à la souffrance de ceux qu’il rencontre dans son enquête ?). Erlendur et son secret qui a réussi à m’émouvoir, quand même…

Cependant, je ne suis pas sûre que je poursuivrai la découverte, j’ai plutôt des Wallander dans la PAL, et je poursuivrai plutôt la route avec un flic déprimé de ce côté de la Scandinavie… A moins que quelqu’un ne me convainque qu’il faut absolument persévérer !

Arnaldur INDRIDASON, La femme en vert, traduit de l’islandais par Eric Boury, Métailié, 2006 (et Points)

L’avis de Sharon, beaucoup plus enthousiaste que moi !

Un livre qui compte pour plusieurs challenges : Scandinavie noire, Voisins voisines, Polars et thrillers, un mot « couleur » dans le titre, le grand prix littéraire des lectrices de Elle en 2007 et le challenge des îles !

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