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Présentation (en partie) de l’éditeur :

L’histoire d’un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années… Ceux qui passent, qui s’arrêtent, d’autres qui reviennent, certains qui attendent… Le banc devient un havre, un îlot, un refuge, une scène… Un ballet d’anonymes et d’habitués évoluant dans une chorégraphie savamment orchestrée ou les petites futilités, les situations rocambolesques et les rencontres surprenantes donnent naissance à un récit drôle et singulier. (…)

Des amoureux qui gravent leur nom dans le bois.

Un homme sans abri qui trouve un refuge.

Un policier mal embouché.

Un amoureux transi.

Une jeune femme fragile coiffée d’un foulard.

Un vieux couple qui vient partager une pâtisserie.

Un homme qui passe, énergique, la serviette à la main.

Un ouvrier municipal.

Des jeunes fêtards un peu trop bruyants.

Un skateur avide de sensations.

Un chien qui marque son territoire.

Un homme sans abri qui trouve un refuge.

Un policier mal embouché…

Et un raton-laveur.

Voilà quelques-uns des personnages qui gravitent autour de ce banc public. Un peu de bois et d’acier pour s’asseoir, se poser, déclarer sa flamme, souffler, partager une douceur, s’éclater, s’embrasser.. ou passer sans s’arrêter.

Au fil des saisons, le banc est témoin d’histoires du quotidien, de petites et grandes émotions, il voit passer des gens de tous âges et de tous horizons. Immuable, ou presque, le banc est un point de passage un port d’attache discret dans la vie des gens qui y passent.

Toujours présent à l’image, une image aux traits puissants, bien marqués en noir et blanc, le banc se détache parfois en blanc sur fond de nuit. Mais le plus souvent, et c’est bien normal, il accompagne les gens en pleine lumière du jour. On pourrait croire que ce sont les mêmes personnages, les mêmes anecdotes qui reviennent, on se surprend à penser que cela devient répétitif, à se demander comment cela va se terminer, et tout à coup les histoires de chacun évoluent, se délient ou se clôturent. Le banc lui-même n’échappe pas à un destin tracé par des hommes bien étrangers à son univers.

Il y a une réelle poésie dans cette bande dessinée sans paroles, dans la course des saisons, dans le regard aigu de Chabouté sur les vies des anonymes qui animent ce banc de leurs histoires douces ou amères.

Voilà une belle expérience de lecture d’images dans une BD muette, suivant les bons conseils de Mo et de Yaneck. Merci !

CHABOUTE, Un peu de bois et d’acier, Vents d’Ouest, 2012

Les avis de Cachou, de Jérôme et de Fransoaz

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