Présentation de l’éditeur :

L’histoire d’amour entre Piero et Lucia, que l’on retrouve à différents moments de leur vie dans Cinq mille kilomètres par seconde, se présente comme le portrait d’une certaine génération ! : celle qui, instable et sans repère, se trouve aujourd’hui dans la trentaine. Séduite par des milliers de modèles de vie possibles, elle ne sait en trouver un qui lui convienne. En le cherchant, elle s’aventure dans le monde, emprunte de nouveaux chemins, et s’égare. L’amour, idéalisé par l’éloignement, trompé par l’illusion de moyens de communication de plus en plus rapides, se transforme, s’épuise, et révèle alors la cruauté de son visage.
Sous des auspices intimistes, Cinq mille kilomètres par seconde est un ouvrage ambitieux qui nous promène dans le monde et dans le temps. Cette fresque introspective est illuminée par les aquarelles à couper le souffle d’un Manuele Fior qui atteint ici une maturité graphique impressionnante.

Cette BD a attiré mon regard à la bibliothèque parce qu’elle était classée dans les coups de coeur des lecteurs, je l’ai feuilletée et emportée à cause du travail graphique. Elle a obtenu le Fauve d’or du meilleur album à Angoulême en 2011. Alors là, après lecture je ne comprends pas bien pourquoi…

Le scénario me paraît bien léger : c’est l’histoire d’un triangle amoureux, Lucia séduit deux garçons en même temps, elle les laisse, quitte aussi l’Italie pour aller en Norvège où elle se laisse séduire par Sven. Plus tard, enceinte, elle entend parler de Piero à la télé et veut revenir en Italie. Elle quitte donc Sven en deux coups de cuiller à pot et semble à peine gênée par son gros ventre et le fait qu’elle coupe l’enfant à naître de ses racines paternelles. Elle retrouve Piero et flirte avec lui… et voilà toute l’histoire. Ca me paraît bien léger pour un Fauve d’or, du moins au niveau du scénario… (J’ai lu cette BD la semaine dernière et cela ne m’a pas laissé un grand souvenir…)

Certes, au niveau graphique, c’est très joli, la technique de l’aquarelle et le choix des couleurs, les ambiances qui traduisent le désert, les paysages norvégiens sont très bien rendus, les visages des personnages ne sont pas sans rappeler certains traits des portraits cubistes. Mais cela n’a pas été suffisant pour emporter mon adhésion. De belles images sans histoire crédible, c’est comme une histoire bien écrite mais bancale !

Manuele FIOR, Cinq mille kilomètres par seconde, traduit de l’italien par Nicolas Elmer Mathieu et Christophe Gouveia Roberto, Atrabile, 2009

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