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Présentation de l’éditeur :

On peut avoir 40 ans, une femme, deux enfants, un métier et se conduire comme un ado plus que border line. Surtout quand on a été élevé par des parents soixante-huitards, qu’on vient de perdre sa grand-mère adorée et que son propre fils vient de fuguer.

Je nous trouve beaux est le portrait drôle et tendre d’un quadra qui a autant peur de vieillir que de ne pas être à la hauteur de ses responsabilités de père au sein d’une famille recomposée. Et qui est prêt à tout pour s’en libérer.

Voilà un livre qui sera plutôt à classer dans la catégorie « vite lu, vite oublié » en ce qui me concerne… Pas désagréable mais trop léger pour m’accrocher.

Cyril Montana raconte le quotidien d’un quadragénaire bien d’aujourd’hui (j’avais d’abord érit « son » quotidien, et il ne fait aucun doute que ce personnage lui ressemble par bien des côtés) : agent immobilier doué ou opportuniste à ses heures, qui ne manque pas d’argent manifestement, père de deux enfants dans une famille recomposée, époux veillant à préserver la paix du ménage malgré des petites aventures plus ou moins osées. Il nous raconte tout cela dans un style très proche du langage parlé, qui m’a un peu agacée au début, mais je m’y suis faite, car la vivacité et l’humour avec lequel il nous conte toutes ses anecdotes fait tourner les pages sans difficulté.

Certaines anecdotes sont touchantes comme la chute et la mort de la grand-mère (il fait presque penser au Maxime de Comment (bien) rater ses vacances – un ado attardé, le narrateur de Cyril Montana, oui…), d’autres rocambolesques comme le meurtre du voisin ou l’infiltration dans un rassemblement de francs-maçons…

Mais au bout du compte, je me suis demandé si tous les quadras sont vraiment comme ça… Vous savez, il y a des caricatures où le cerveau masculin est remplacé par un zizi, eh bien c’est tout l’effet que le personnage a fini par me faire : il ne pense qu’à ça, ou du moins ça occupe une bonne partie de ses pensées et de ses désirs, et bien sûr, ce n’est pas sa légitime qui lui inspire tout ça, non, elle est la garante de la sagesse et de la stabilité du monsieur, lui il zyeute ailleurs, reluque tout ce qu’il peut et les femmes qu’il rencontre en sont presque réduites à des paires de seins et de fesses plus ou moins appétissants… Et ce ne sont pas ses scrupules sur la grande question existentielle « à partir de quand y a-t-il vraiment tromperie ? » qui ont rattrapé la sauce. Mais quelle image déplorable des femmes, une fois de plus (et des hommes qui seraient tous comme ça, vraiment, Monsieur Montana ??) Je suis peut-être prude et ringarde mais j’assume !

Cela dit, si vous avez envie d’une détente sans prise de tête, si vous êtes un(e) quadra un peu obsédé débordé par le quotidien, si votre nostalgie de l’enfance nourrit vos choix d’aujourd’hui, ce livre peut vous plaire…

Cyril MONTANA, Je nous trouve beaux, Albin Michel, 2013

Un grand merci à Claire Thevenau et aux éditions Albin Michel pour l’envoi de ce livre, je suis désolée de ne pas l’avoir apprécié plus que cela !

L’avis plus positif de Jules se livre