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Présentation de l’éditeur (en partie) :

Louis Levasseur est un homme de lettres. Mais l’écrivain est en panne d’inspiration depuis une éternité.
La découverte d’un journal intime pourrait bien le tirer de cette mauvaise passe. Ce journal c’est celui de Léa, une jeune femme mariée qui vient de déménager de l’immeuble où habite Louis. A priori rien d’extraordinaire dans ce journal qui n’est qu’une accumulation de lieux commun et de considérations sans intérêt sur la vie.
Rien d’intéressant donc, si ce n’est qu’un matin, subitement, Léa a oublié comment fonctionnent tous les appareils électroménagers de la vie de tous les jours. Pourquoi n’arrive-t-elle plus à lire les modes d’emplois ? Il faut qu’elle trouve une solution, son mariage est en jeu…

Toujours à la recherche de découvertes (et de titres intéressants pour le Petit Bac, j’avoue), j’ai pioché cette BD en bibliothèque. C’est le dessin qui m’a séduite, et c’est toujours lui qui l’emporte au final.

Pour ce qui est du scénario, écrit par Corbeyran, il y a du bon et du moins bon. Le point de départ est intéressant, celui d’un écrivain raté qui trouve une idée grâce à un journal intime trouvé dans une poubelle, ainsi que la mise en abyme : un livre dans le livre (et même à partir d’un troisième texte, le journal intime), c’est une idée qui n’a pas encore lassée, et le scénariste en joue en liant ce thème à celui de la célébrité toute nouvelle (et relative) de son personnage romancier. Mais la véritable histoire de Léa, je l’avais à moitié devinée… un mari qui réagit si gentiment face aux errances d’une jeune épouse bouleversée par son incompétence ménagère, c’était bien trop poli pour être honnête ! L’effet de « suspense » a donc été inopérant pour moi. Je ne vous dirai pas de vive voix cette véritable histoire, mais il me faut avouer que je l’ai même trouvée un peu trop simple (quoiqu’il ne faille pas la banaliser), et la réaction du romancier limite macho…

Par contre, le dessin de Gwngjo, quelle merveille ! Tout est au crayon, et ce choix du gris et de ses nuances correspond à merveille à l’histoire de cette jeune femme discrète, effacée (au double sens du terme : qui s’efface et qu’on efface). Mais il n’y a pas que la douceur du gris : il y a aussi dans le trait de Gwangjo une force, une précision, un sens du détail dont l’oeil du lecteur se régale. J’ai admiré la beauté des visages et les ambiances urbaines très réussies.

Il y a donc un véritable charme dans cette BD et dans le personnage de Léa, dans lequel je n’ai pas marché à fond, mais qui ne m’a pas déplu du tout…

GWANGJO et CORBEYRAN, Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur, Dargaud, 2010

Noukette est plus positive que moi.

J’inscris cette BD aux mercredis BD de Mango, bien sûr, et au Petit Bac d’Enna, ligne BD, catégorie Objet

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