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Et voilà, nous arrivons au terme de la semaine de finale de ce concours Reine Elisabeth dédié cette année au piano. Ce soir, l’ambiance sera sûrement électrique dans la grande salle du Palais des Beaux-Arts, le public va vibrer en écoutant les deux derniers candidats (et d’ores et déjà lauréats, au minimum), l’Américain Sean Kennard qui proposera sa version du 1e concerto de Brahms, et Mateusz Borowiak, Anglais d’origine polonaise, qui jouera le 3e de Rachmaninov. Entre les deux « concerts », Arie van Lysebeth, le président du jury, remerciera Michel Petrossian, le compositeur de la pièce imposée, et tous les membres de l’Orchestre national de Belgique, dirigé cette semaine par l’Américaine Marin Alsop (eh oui, une femme dirigeant un grand orchestre symphonique, c’est assez rare pour être souligné, et elle est géniale dans son accompagnement de ces jeunes solistes). Ensuite, une (longue) attente commencera avant la proclamation des résultats assez tard dans la nuit ! Des moments d’émotion et de vibration partagées, et on le ressent même en regardant à la télé !

Je vous écris ce billet ce vendredi, et je suis comme Katia Buniatishvili, la belle et jeune pianiste invitée ce soir dans la loge de la RTBF, sous l’émotion du 2e concerto de Brahms que Daniel Fung vient d’interpréter. Le troisième mouvement est un de mes morceaux préférés en musique classique, le dialogue qui s’engage entre le violoncelle solo et le piano est une des mélodies les plus émouvantes pour moi (certains trouvent Brahms lourdingue et compliqué, pas moi !). Je vous invite à l’admirer sous les doigts de Daniel Barenboïm, accompagné par le Philharmonique de Munich dirigé par Sergiu Celibidache.