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Présentation de l’éditeur :

« On se constitue par l’observation de la vie des autres. On existe dans les creux, les vides, dans ce qui est laissé. De la même manière que je me glisse dans les vêtements dont personne ne veut plus, je choisis des voies insignifiantes, étrangères. Celles qui mènent à l’inconnu. Mon prochain est un champ d’expérience. » 

Gaëlle Obiégly joue ici sur plusieurs registres, entre roman picaresque, vrai-faux reportage, récit de voyage, carnet intime et art du croquis minimaliste. À l’aune de son héroïne délicate, fantasque, insaisissable, ce livre ne s’arpente pas sans étonnement, sourire complice et un certain état de lévitation. 

Ce qui aura été ma première lecture de la Rentrée littéraire 2013 se solde par un abandon !

C’est le genre de roman qui me donne des boutons, je n’y peux rien ! Je suis peut-être une petite lectrice très basique, (je sens que je m’attirerai peut-être encore des commentaires de défenseurs du roman contemporain « novateur »…) mais quand même, la première chose qui doit m’embarquer dans un roman, c’est une histoire, ou un personnage, ou un univers qui vous accroche dès les premières pages, il me faut une bonne histoire, et si celle-ci n’est pas au top, la qualité de l’écriture doit être sacrément sensible pour que je me laisse faire.

Il n’en est rien ici, du moins ce que j’ai compris de ce roman de Gaëlle Obiégly : je n’ai jamais saisi clairement qui était le narrateur (ou la narratrice), il ou elle m’a semblé être tantôt un animal, tantôt le double fantasmé de l’auteur qui parle sans cesse de « son amie Gaëlle » (double à qui tout est permis ou qui se permet toutes les fantaisies, toutes les transgressions), tantôt un autre animal… (Maintenant que la quatrième de couverture est dévoilée, eh bien c’est clair, je n’ai rien compris !!! mais c’est pas grave…) Quant au cadre du récit, il varie sans cesse au gré de la « mission » que reçoit le fameux narrateur. Les titres des différentes parties vous intéresseront peut-être : dans l’extrême-occident, dans la cage, dans la machine, dans la famille, dans ce qui pour certains existe, dans la guerre, dans la rue, personnes qu’on ne voit qu’une fois. Personnellement je me suis arrêtée à la deuxième, j’ai jeté le gant : sur un roman de 183 pages, ça n’avait pas encore démarré à la page 50, on nous raconte une suite d’anecdotes au petit bonheur des rencontres, sans fil conducteur.

Je déteste être déstabilisée ainsi (c’est-à-dire avec un pur sentiment de gratuité et de vacuité), j’abandonne ! (Et en plus, à part les débuts de phrases, il n’y a aucune majuscule aux noms propres. Ca doit ajouter quelque chose, mais je n’ai pas compris quoi… ou alors ce sont les épreuves non corrigées ??)

Gaëlle OBLIEGLY, Mon prochain, Verticales, 2013

J’ai lu ce livre dans le cadre du jury Fnac de la Rentrée littéraire. Merci malgré tout pour l’envoi de ce livre.

Logo Rentrée littéraire 2013

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