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Quatrième de couverture :

Quel sera le destin des sœurs Brelan ? À la mort de leur père, le conseil de famille doit trancher. La généreuse Tante Rose veut bien être leur tutrice. Mais Marthe la pragmatique, Sabine l’ambitieuse et Judith l’idéaliste ont fait vœu de ne jamais se séparer et de vivre librement dans cette France d’après-guerre : la tuberculose, le mariage ni même un tueur en série ne pourront les en empêcher…

Ah ces seours Brelan ! Elles m’ont fait passer un délicieux moment de lecture ! Un petit bijou de finesse, d’humour, de vie, d’énergie : elles sont pétillantes, piquantes, charmantes, émouvantes à souhait !

Les soeurs Brelan, ce n’est pas un triumvirat, forcément, mais à elles trois, ces nanas en remontrent à plus d’un et parviennent à rester indépendantes, unies, tout en se chamaillant comme des chipies. Et bien plus si affinités (et elles en ont, de vraies antennes). Bref, elles sont redoutables.

J’ai admiré la construction du roman, en trois parties (on ne s’en serait pas douté…), consacrées chacune à une des soeurs, de l’aînée à la benjamine, chacune avec son caractère, son histoire originale, singulière, grâce à laquelle nous traversons aussi les grandes étapes et faits-divers de l’après-guerre : la reconstruction, la découverte des antibiotiques (très utiles pour garder la famille entière), les années hippies, la construction du Mur de Berlin, les tueurs en série de la région parisienne. Une construction narrative qui commence avec une fratrie jeune, menacée par la famille mais bien décidée à résister, même s’il faut être pauvres pour être indépendantes, et se termine avec trois soeurs presque arrivées à l’âge mûr et de nouveau dans la dèche. Mais « heureuses ensemble » comme le souhaitait Grand-Mère Madeleine (autre personnage haut en couleurs).

J’ai été surprise par le rythme narratif de François Vallejo, qui ne s’embarrasse pas de guillemets ni de tirets pour rapporter les dialogues, ce qui donne du peps à ses pages. Et surtout j’ai adoré l’humour, l’ironie présentes à chaque page, surtout dans la bouche féroce de Judith.

Chacune des soeurs est attachante à sa manière, elles ne sont pas parfaites, elles essayent de vivre, de prendre leur place en tant que femmes, de prendre leur vie en mains, face aux hommes – ou tout contre eux. Et j’ai aimé toutes les allusions à l’architecture moderne, dont François Vallejo est certainement amateur et connaisseur. De lui, je lirai sûrement autre chose !

L’avis de Chaplum

François VALLEJO, Les soeurs Brelan, Viviane Hamy, 2010 (et en poche, chez Points)

Challege Histoire de famille     Un-mot-des-titres

Bien sûr une histoire de famille et un roman dont le titre contient le mot « soeur ».

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