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Ce jeudi, troisième clin d’oeil à la semaine russe de Marilyne. Pour faire écho à ceci, ceci ou encore cela, j’ai choisi le poème symphonique Dans les steppes de l’Asie centrale, d’Alexandre Borodine (écrit pour le vingt-cinquième anniversaire du tsar Nicolas II, en 1880).

Une note de programme précédant la partition nous donne l’argument de cette oeuvre : « Dans le silence des steppes sablonneuses de l’Asie centrale retentit le premier refrain d’une chanson paisible Russe. On entend aussi les sons mélancoliques des chants de l’Orient ; on entend le pas des chevaux et des chameaux qui s’approchent. Une caravane escortée par des soldats russes, traverse l’immense désert, continue son long voyage sans crainte, s’abandonnant avec confiance à la garde de la force guerrière russe. La caravane s’avance toujours. Les chants des Russes et ceux des indigènes se confondent dans la même harmonie, leurs refrains se font entendre longtemps dans le désert et finissent par se perdre dans le lointain… . »

A remarquer au plan musical : la tenue du son dans les aigus, qui symblise le désert, les contretemps des cordes en pizzicato pour les pas des chevaux et des chameaux, le thème du chant russe (pour les soldats russes) et le thème oriental évoquant la caravane.

Dans les steppes d’Asie centrale est ici interprété par l’Orchestre de la Staatskapelle de Dresde sous la direction de Kurt Sanderling.

 

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