En 2014, on fête le 140e anniversaire de la naissance de Josef Suk, compositeur tchèque que je ne connais que de nom et par une musique de générique d’émission dur Radio Classique. C’est sur le site Symphozic.info que j’ai trouvé les éléments ci-dessous. Et quand j’ai trouvé sur Youtube une vidéo de la Symphonie Asraël (pensée émue à tous les Schtroumpfs qui me lisent…) jouée par l’Orchestre national de Belgique, je n’ai pas hésité à vous la proposer pour ce jeudi ! Le concert dure une petite heure, écoutez tout ou en partie, comme vous voulez, et admirez au passage la belle salle Henri Leboeuf, nichée dans le Palais des Beaux-Arts dessiné par Victor Horta… Vous voilà parti(e) pour un beau voyage musical !

Biographie

Josef Suk est né le 4 janvier 1874 à Krecovice (près de Prague, en république tchèque). De 1885 à 1892, il étudie au conservatoire de Prague, où il reçoit des cours du célèbre Antonin Dvorak, ainsi que du violoncelliste tchèque Hanus Wihan. Il fonde alors le Quatuor Bohémien (plus tard, quatuor tchèque) à Budapest en 1891, avec trois autres étudiants (dont Otto Berger, qui fut remplacé par Wihan après sa mort prématurée en 1894). Ce groupe renommé perdure jusqu’en 1934, et Suk y occupa la partie de second violon presque jusqu’à la fin de sa vie.

En 1898, Suk épouse la fille de Dvorak, Otylka. Malheureusement, il perd son beau-père et sa femme en 1904 et en 1905. Ces décès lui inspirent son œvre la plus célèbre, la symphonie en cinq mouvements Asraël (1906 – opus 27 ; les trois premiers sont dédiés à Dvorak, les deux à Otylka). À partir de 1922, Suk enseigne au conservatoire de Prague. Parmi ses élèves, on trouve Bohuslav Martinu et Rudolf Firkusny. Josef Suk meurt le 29 mai 1935 à Benesov.

Œuvre

Nettement influencé pendant ses premières années par des compositeurs tels que Ludwig van Beethoven ou Dvorak, il s’en détacha notamment à partir de la symphonie Asraël, “ l’Ange de la mort “ (ou le chat du vilain sorcier selon les sources) pour atteindre un style beaucoup plus personnel. Contrairement à d’autres compositeurs de son temps, il ne puisa que très peu dans la musique traditionnelle de son pays. En plus de la symphonie citée ci-dessus, indiquons encore sa sérénade pour cordes (œuvre de jeunesse de 1892) ou son cycle pour piano “ Des choses vécues et rêvées “ (1909). Au niveau généalogique, signalons qu’il est le grand-père du violoniste Josef Suk (né en 1929).

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