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Présentation de l’éditeur :

Qui occupe la chambre nº 5 ? Une maîtresse exceptionnelle ? Une suprême égoïste ? Une mauvaise mère ? Une sœur adorée ? Une épouse nombriliste ?
Sylvia Shute est tout à la fois… Tout dépend qui en parle. Tout dépend qui lui parle… Et justement, depuis qu’elle gît dans le coma sur son lit d’hôpital, ils sont nombreux à défiler à son chevet.
Et que font ses proches, alors qu’elle ne peut leur répondre ? Eh bien, ils soliloquent, se remémorent les bons moments passés avec elle ou, au contraire, vident leur sac et l’agonissent de reproches.
Ces différentes voix forment un portrait mosaïque de Sylvia. Qui était-elle vraiment ? Et quel était son secret ?

Encore un bon roman anglais qui vous procure à la fois détente et émotions. Oh il n’est pas parfait, j’ai eu un peu de mal à y entrer (peut-être un peu d’impatience de terminer tous les SP reçus, entre autres), je l’ai parfois trouvé trop bavard (notamment dans les monologues d’Ed, l’ex-mari de Sylvia) et certains traits d’humour y sont servis à la grosse louche… Mais ça s’est nettement arrangé et j’ai assez vite été touchée par le personnage de l’infirmière Winnie, qui accomplit son travail en soins intensifs avec tant de compétence et de douceur, et attachée à connaître le fin mot de l’histoire de Sylvia, de ses secrets enfouis…

Dans ce drame d’une femme plongée dans le coma, se dessine le portrait de Sylvia, une forte personnalité qui semble antipathique au possible. Mais ses proches, son ex-mari, sa fille devenue mère à seize ans, son fils parti loin d’elle combattre en Afghanistan, sa soeur excentrique, son « amie » médecin ne se réjouissent pas du tout de la situation : au contraire ce coma les met face à un silence impossible à briser et révèle leurs propres souffrances de manière particulièrement douloureuse. Petit à petit l’auteur nous révèle les secrets de Sylvia et les différents personnages évoluent, s’apaisent, aidés par la gentille et néanmoins ferme Winnie. Sans oublier un humour qui imprègne chaque chapitre (mes scènes préférées : toutes les visites liées à Jo, la soeur aînée de Sylvia, notamment celle du policier – j’ai dû étouffer le fou-rire dans le TGV qui m’emmenait au Salon du livre, c’est dire !)

Finalement les qualités lourdement soulignées sur le bandeau et l’imprimé de la couverture ne sont pas tout à fait surévaluées : c’est du roman anglais plein d’humour et ancré dans la vraie vie. Sans prétention, sans prise de tête, mais il fait passer un bon moment et ce n’est déjà pas si mal !

Dawn FRENCH, Cette chère Sylvia, traduit de l’anglais par Danièle Momont, Editions de l’Archipel, 2014

Un grand merci à Sibylle et aux éditions de l’Archipel pour l’envoi de ce livre !

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