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Dimanche, je suis donc allée au Salon du livre de Paris. Un Salon tout en émotions…

La rogne d’abord parce que la fameuse accréditation spéciale offerte aux blogueurs qui ont eux-mêmes fait offrir des entrées n’avait sans doute pas été correctement enregistrée, donc j’ai payé mon entrée… c’était très décevant sur le moment ! Mais bon, cela n’allait quand même pas entamer mon moral de lectrice ! Et avec le recul, je me dis que c’était bien de me balader de façon anonyme, sans badge particulier, ce qui me garantit le plaisir et l’indépendance totale !

Que retiendrai-je donc de ce Salon 2014 ?

D’abord une fois de plus la qualité de l’accueil et des conseils, la disponibilité chez les « petits » éditeurs : une jeune demoiselle passionnée chez Liana Levi (qui connaissait un peu l’Argentine et avait bien lu une bonne partie de leur catalogue argentin), des éditrices qui n’ont pas peur de conseiller des auteurs inconnus (de moi en tout cas) comme Lutz Bassmann ou le poète italien Eugenio De Signoribus, les charmantes demoiselles de chez Viviane Hamy, qui connaissait bien leur catalogue aussi et m’ont offert plein de petits cadeaux dans un beau sac spécial 20 ans de la collection Chemins nocturnes (et hop j’ai rencontré Dominique Sylvain en vrai, la charmante metteur en scène entre autres du duo Lola Jost et Ingrid Diesel !). Plaisir aussi de retrouver l’éditrice belge Luce Wilquin, toujours ravie d’être à Paris. Et chez Esperluète… de quoi perdre la tête devant ces livres-objets, ces mises en page de poésie… Vous l’aurez compris, j’ai évité les grosses boîtes, sauf Julliard (je vous explique pourquoi après) et … le stand Québec !

Car la deuxième source de bonheur, ce sont les rencontres avec les auteurs. Et au Québec… j’ai été gâtée ! J’avais une mission pour Nadège, lui acheter Le mur mitoyen de Catherine Leroux et le faire dédicacer. J’avais aussi apporté mon exemplaire, acheté avec Naège à Bruxelles (je sais, c’est compliqué mais qui a dit que j’allais faire simple, hein !) Donc Catherine Leroux a été très touchée des remarques enthousiastes de Nadège et nous a rédigé des dédicaces vraiment charmantes. Au stand Québec il y avait aussi Hélène Lépine, une jolie dame très douce, dont j’ai lu et aimé Un léger désir de rouge et nous avons parlé longuement de ce roman au sujet difficile, de la lecture, du plaisir de partager, de la vraie vie et des livres et c’était… touchant ! (et j’ai regretté amèrement de ne pas avoir pris le bouquin avec moi pour avoir aussi une dédicace !!) Grâce au prix France-Québec certains bouquins sont publiés de e côté-ci de l’Atlantique, c’est le cas de Griffintown, de Marie-Hélène Poitras fortement conseillé par Billy Robinson à Bruxelles et publié maintenant chez Phébus. Livre repéré aussi chez Cuné et… Marie-Hélène Poitras était aussi à Paris sur le stand de Phébus ! Autre belle rencontre, chez Julliard, et aussi grâce à un autre billet chez Cuné, celle de Murielle Magellan, une femme qui a la pêche et un sourire inoubliable ! Et c’était remarquable car il fallait se faufiler dans la file compacte qui attendait de voir en vrai, pas loin d’elle,… Mazarine Pingeot ! Très sympas aussi Dominique Sylvain, je l’ai déjà dit, et Nathalie Hug, dont les deux premiers romans en solo m’ont fait vibrer et je ne pouvais pas louper la parution toute récente de son troisième, 1 rue des petits-pas. Très seule aussi et coincée derrière la file des admiratrices (les hommes présents devaient juste être là pour porter le sac de madame) de… Marc Lavoine (au grand désespoir ds éditeurs), Selva Almeda chez Métailié. Et j’allais oublier la rencontre presque doudou avec Geneviève Damas, chez Luce Wilquin, qui reconnaît les gens, prend des nouvelles de vous et vous concocte une dédicace super personnalisée, un bien joli souvenir !

Des files, il y en avait aussi pour Catherine Pancol, Simone Elkeles (?), Stéphane Degroodt (un autre Belge célèbre sur le Salon ;-)), Sylvain Tesson, Jean-Christophe Ruffin (j’aurais bien aimé une dédicace mais j’ai renoncé en trois secondes !), et j’en passe (ou plutôt je ne m’en suis pas approchée)

Grâce à Marilyne (encore merci !) je me suis rendue à l’espace spécial Centenaire 14-18, tenu par la librairie Gibert Joseph, où il y avait évidemment des ouvrages à foison et la présence de Thierry Bourcy et de Patrick Pécherot ! J’ai acheté Tranchecaille, découvert chez Tête de lecture, et nous avons échangé des idées de lecture et de musique (parce que, dans les piles de romans roches de lui, il y avait… Derrière la colline… et les poèmes d’un certain Wilfred Owen… et monsieur Pécherot m’a lui conseillé un CD qui s’appelle Armistice !)

Et puis un Salon ne serait pas un salon sans retrouvailles entre blogueuses… celles que je connaissais déjà, Delphine, Manu, Lounima, Marilyne, Cécile et celles que je ne connaissais que de nom et de blog : le Petit carré jaune (rencontre un peu courte) et Keisha (ça y est, je connais Keisha en vrai, yes !)

Voilà, c’était mon Salon. (Avec beaucoup d’émotions dedans et sans photos, parce que mains très encombrées et surtout pas envie de me livrer au mitraillage systématique de livres et d’auteurs qui n’ont même pas le temps de lutter pour leur droit à l’image ;-))

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