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Présentation de l’éditeur :

Début des années 60. Suite à la mort de leur père, deux frères, Fabio et Giovanni, sillonnent les routes au volant d’une Fiat 500. Leur voyage, émaillé de disputes et de silences, de souvenirs et de rencontres, les conduira jusqu’à leur Italie natale, quittée depuis des années. Par bribes, le portrait de leur père se recompose et les amène à mettre en lumière leurs relations tumultueuses…

Oh la magnifique BD ou plutôt le magnifique roman graphique que voilà ! J’ai tout aimé, tout !

L’histoire est prenante, je me suis très vite attachée à ces deux frères, Fabio qui semble le plus antipathique au début, Giovanni qui recherche désespérément à renouer le contact avec son frère et à le faire revenir en Italie. On sent très vite que l’un et l’autre cachent de vieilles blessures, des frustrations, des rêves brisés, des secrets qui vont se dévoiler petit à petit. On sent aussi combien le « hasard » qui les fait voyager ensemble et les rencontres savoureuses qu’il feront sur leur chemin vont les aider à se (re)trouver, se (re)construire). Et la Fiat 500 et le chien ne sont pas des personnages anodins non plus !

Pour nous raconter tout ça, pour dévoiler petit à petit ces secrets de famille, Alfred joue sur deux tableaux : d’abord une vision réaliste du voyage, de la route, des paysages, des visages de Fabio et Giovanni, avec un trait net et précis, un traitement de la planche assez classique (petites cases et vues plus larges sur les champs et les villages du Sud) et surtout un sens de la couleur et du temps qu’il fait extraordinaire ! Ensuite, pour les retours au pays de l’enfance, il joue sur des images de format plus grand, sur des formes et un dessin plus stylisés et sur un trio de couleurs étonnant, qui fonctionne très vite comme un fil rouge un peu mystérieux et surtout très touchant.

J’ai lu aussi sur la quatrième de couverture qu’Alfred a voulu rendre hommage au cinéma social italien de l’après-guerre : je le crois aisément ais je ne m’y connais pas assez ! Par cotre, j’ai un peu pensé pendant ma lecture à la nouvelle Le lynx, de Silvia Avallone et j’avais bien sûr en tête la chanson de Dalida… mais cela va forcément avec la BD !

Bref une BD à la fois très réaliste et tout en atmosphère, un vrai coup de coeur !

ALFRED, Come Prima, Editions Delcourt/Mirages, 2013

Un grand merci à PriceMinister et aux éditions Delcourt pour cette opération « La BD fait son festival » !

D’autres avis sur Libfly. Et je suis ravie de publier mon 1000e article avec un tel coup de coeur !

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