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Présentation de l’éditeur :

Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs familles louent des cottages. Cet été là, elles ont 13 ans et 11 ans et demi, passent leurs journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Une étroite différence d’âge, suffisante à cet étape charnière pour que leurs préoccupations diffèrent : Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. 
Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.

Je ne peux pas dire mieux que cette présentation sur le thème de cette BD : Rose et Windy sont des amies, des amies de vacances,mais liées au point qu’elles se retrouvent sans rupture chaque été. Mais cette fois, l’atmosphère entre les parents de Rose est tendue, un drame que l’adolescente devine rend les premiers jours de vacances particulièrement douloureux. Windy, de son côté, est là avec sa mère et sa grand-mère, pas d’homme à la maison mais cela ne semble pas poser problème. Les deux filles vont évoluer durant cet été, Rose plus rapidement que Windy sans doute. Elles sont à la frontière souvent mince entre enfance et adolescence et on sent que les circonstances tirent Rose hors de l’enfance. Mais rien de niais ni de dramatique dans ce passage : l’amitié entre les deux filles est suffisamment forte pour les garder unies malgré leurs différences.

Ce qui est magnifique dans cette BD de deux artistes canadiennes, c’est le dessin et la mise en page : des planches classiques alternent avec des doubles pages ou des illustrations pleine page, des cases au trait affirmé et détaillé laissent place à des décors plus flous qui emportent les personnages dans le tourbillon des sentiments ambivalents et des émois adolescents. On dirait alors que la dessinatrice a choisi le fusain qui permet des effets de matières et de nuances très bien rendus.

C’est un magnifique travail, tant au niveau du scénario que du graphisme : un très beau roman graphique, sorti en librairie le 14 mai dernier, dont je dois la découverte à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres. Un tout grand merci !!

Mariko TAMAKI et Jillian TAMAKI, Cet été-là, traduit de l’anglais par Fanny Soubiran, Rue de Sèvres, 2014

Antigone en a fait un coup de coeur.

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