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Quatrième de couverture :

Frappée d’amnésie, hantée par d’insoutenables cauchemars, Naëlle n’a plus goût à la vie. L’amour de Simon, son compagnon, n’y change rien. Déterminée à retrouver la paix intérieure, elle entame un trekking méditatif en Bolivie, à quatre mille mètres d’altitude au cœur de panoramas splendides. Un voyage mental et en communion avec la nature qui pourrait lui permettre de cicatriser ses blessures. Naëlle est décidée à tenter l’expérience jusqu’au bout de la vertigineuse route des Yungas. Lorsqu’elle disparaît à la fin du périple, Simon s’envole pour La Paz à sa recherche. Commence pour lui une quête non moins initiatique. Entre décor andin et ambiance chamanique, s’engage un véritable thriller amoureux.

Je vous préviens, je vais faire un drôle de billet sur ce bouquin. Je l’ai reçu sans rien avoir demandé ni être prévenue :n’empêche que j’ai hyper-ventilé quand j’ai vu que l’enveloppe était envoyée par Le Livre de poche ! Et je tenais à le lire pour honorer un partenariat inespéré (et je l’avoue, dans l’espoir d’en recevoir d’autres à l’avenir, pourquoi pas !) Entre temps j’ai cru comprendre que l’envoi n’était pas étranger à celui de Aux anges, le dernier roman de Francis Dannemark : ce dernier, invité de Livrés à domicile (émission littéraire belge) y a expliqué la collaboration entre Véronique Biefnot et lui dans la composition de leurs derniers romans respectifs (et l’encre des dédicaces est exactement la même – d’une couleur originale – pour les deux bouquins, tiens, tiens…)

Ca n’a quand même pas entamé mon envie de le lire. Ca commençait relativement bien, j’ai apprécié tout ce qui se passe en Bolivie avec Naëlle et ce voyage « initiatique » où la communion avec la nature peut sans doute réellement lui faire retrouver un sens à sa vie, délivrer la mémoire occultée de ses douze premières années et lui permettre d’avancer enfin. La rencontre avec le guide local Manko donnait un peu de pimet romantique à l’affaire. J’étais bien un peu agacée par les notations en tête de chaque court chapitre qui détaille de façon un peu trop maniérée le lieu, le moment et le personnage en jeu, mais bon. A l’autre bout du monde, en Belgique, en Brabant wallon, alterne le récit des angoisses de Simon, le compagnon de Naëlle (écrivain à succès qui ressemble à s’y méprendre à Marc Lévy, non ?) et celles de Cécile, amie du couple, bourgeoise dévouée à tous ses amis et amies qui pourrait aussi donner des cours de développement personnel. Cette partie de l’histoire commençait à m’agacer sérieusement aux environs de la page 200, sur un total de 500 : une impression de déjà vu ? un ennui profond devant ces pauvres femmes qui se plaignent presque d’aise ? Autant dire que tout ça commençait à manquer de rythme ! Et je sentais venir le moment où Naëlle va être « aidée » par toute une série de pratiques de transes, de mixtures « magiques » auxquelles mon esprit sûrement trop cartésien et occidental résiste pas mal…

Et là patatras : j’ai eu la bonne (ou la mauvaise, c’est selon…) idée de regarder ce lundi soir le dernier numéro de Livrés à domicile dont l’invitée était… Véronique Biefnot, pour son dernier livre Là où la lumière se pose. J’y ai découvert que ce roman clôture une trilogie dont le numéro 2 est justement Les murmures de la terre. Et pour présenter ce dernier opus, Thierry Bellefroid a allègrement spoilé sur le précédent, ce qui fait qu’en trois phrases, j’ai compris tout le fin de mot de l’histoire de Naëlle dans ma lecture en cours !!

Autant dire que, comme je commençais à m’ennuyer et qu’il n’y avait plus aucun suspense (je n’en dirai rien, bien sûr, je ne veux pas faire subir aux autres ce que je ne veux pas qu’on me fasse subir) j’ai laissé tomber ma lecture ! Autant dire aussi que mes espoirs de conclure avec le Livre de poche sont un peu envolés… 😉

Véronique BIEFNOT, Les murmures de la terre, Le livre de poche, 2014

 

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