Mots-clefs

, , , ,

« Celui qui trouve, il n’a pas bien cherché. »

Cette citation d’Aglaja Veteranyi ouvre cette Réserve, dans laquelle nous allons nous promener au fil du papier épais et odorant, sur trente-six pages lumineuses et tout en retenue à la fois. La réserve est en effet un territoire marqué de limites mais aussi un sentiment de retenue, il paraît que c’est aussi une manière d’utiliser le blanc en dessinant.

C’est la réserve de Camille Nicolle qui signe les textes et c’est la réserve de Stéphane Ebner qui laisse traîner son pinceau et ses aquarelles sur la page, tantôt sous forme de taches et de traces, tantôt sous forme de décor végétal plein de fraîcheur, qui laissent tous respirer la page et nous donnent envie de cueillir un bout de ciel bleu ou de partir en exploration derrière les buissons, entre les troncs.

Les phrases parlent de disparition, de manque, de vide, de quête. Elles invitent (c’est ma lecture mais il peut y en avoir plusieurs) au lâcher prise, au laisser faire… A retrouver une essence végétale en nous, peut-être. A regarder au-delà des contours familiers. A devenir plus sensible. A sortir de sa réserve.

« Chaque matin tu disparais.

Alors, je cherche ta lumière d’hier

et c’est en vain.

Dehors il neige

et les valises ne servent à rien.

J’oublie ton nom. »

Camille NICOLLE et Stéphane EBNER, Réserve, Esperluète éditions, 2011

A la découverte des éditions Esperluète avec Mina. C’est jusqu’au 1e novembre 2015, n’hésitez pas à vous joindre à nous pour découvrir cette magnifique maison d’édition belge qui fête ses vingt ans en 2014 !

La présentation du livre sur le site de l’éditeur

Publicités