Étiquettes

, , ,

       

Présentation de l’éditeur :

Tome 1 : Le charme de Renaud Dillies a encore frappé : après la souris de Bulles et nacelle, voici un autre doux rêveur, le poussin Abélard, dans un nouveau diptyque. Pour séduire la jolie Épilie, Abélard ne voit qu’une solution: lui décrocher la lune ! Direction l’Amérique, le pays qui a inventé les machines volantes. Armé de son banjo et de son chapeau à proverbes, il se lance sur les routes de campagne, rencontre des Tsiganes, puis Gaston, un ours grincheux avec qui il va partager un bon bout de chemin… Avec ce road-movie animalier où l’absurde fait la part belle à la poésie, Régis Hautière et Renaud Dillies nous offrent un petit bijou.

Tome 2 : Dans l’espoir de décrocher la lune pour séduire la belle Épilie, Abélard poursuit son voyage vers le Nouveau Monde. Pendant la traversée en bateau, aux côtés de Gaston, il va apprendre la vie, la vraie, et comprendra que celle qu’il avait dans son marais n’était qu’un miroir déformant et tronqué d’une réalité qui peut se montrer cruelle. De son côté, Gaston va se surprendre à rêver et à partager parfois un peu de la conception idyllique de la vie d’Abélard. Il va même commencer à se prendre d’amitié pour ce drôle de petit canard et apprécier certains des moments qu’ils vont vivre ensemble.

Régis Hautière, je le connaissais déjà, grâce à De briques et de sang et à La guerre des Lulus, Renaud Dillies, je rêvais de le découvrir, c’est chose faite avec cette histoire d’Abélard en deux volumes.

Quelle découverte ! Tout en poésie, original, tendre et poignant à la fois… Abélard, le poussin au nom monastique, est tout simplement adorable. Si son nom rappelle une grande histoire d’amour interdit du Moyen Age, d’autres références abondent dans ce récit : le marais m’a fait penser au film Les enfants du marais, de Jean Becker, j’ai pensé aux récits de voyage et d’initiation que j’affectionne particulièrement.

En fait, tout est touchant et parlant dans Abélard, ses rêves, ses désirs d’évasion, ses copains de marais philosophes et bon enfant, sa naïveté désarmante, le duo improbable qu’il forme avec Gaston le bougon au coeur d’or. Tout est touchant et vous file même la larme à l’oeil à certains moments !!

Une bien jolie histoire donc, créée par Hautière et servie à merveille par le dessin, le trait, les cadrages, la mise en page de Dillies : tout est original dans ces deux albums, en tout cas je n’avais jamais rien vu de pareil (mais bon, je n’y connais pas grand-chose en BD). Les couleurs sont douces, tendres, dynamiques, juste comme il faut.

Désormais je ne regarderai plus la lune et les étoiles de la même manière…

DILLIES (dessin) et HAUTIERE (scénario), tome 1. La danse des petits papiers, tome 2. Une brève histoire de poussière et de cendre, Dargaud, 2011

Le Festival de la BD d’Angoulême, c’est maintenant !

 

Publicités