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Présentation de l’éditeur :

Le portrait de trois prédateurs : Danton, Hugo et Churchill. Trois héros qui ont en commun d’avoir été confrontés très tôt à la mort, d’avoir survécu et d’y avoir puisé une force dévorante. Trois survivants qui ont opposé leur monstruosité à la faucheuse.

Trois grands fauves, ou comment défier la mort en trois leçons.

Trois portraits fragmentés et subjectifs, raccourcis saisissants d’une vérité qui échappe aux historiens. Une filiation imaginaire se tisse entre les personnages, dessinant une figure nouvelle. Qu’est-ce qu’un grand homme ? Où est son exception ?

Quel beau rendez-vous, puissant, intéressant, passionnant, que cette rencontre avec trois « monstres sacrés » de l’Histoire, j’allais dire de France, mais il y a Winston Churchill ! Quoique… il était assez francophile (si, si) (ça dépend des moments), donc…

On sent bien que tous les grands événements, le contexte général du roman sont tout à fait véridiques et que l’auteur se glisse entre les mailles de ces destins individuels pour faire oeuvre romanesque : il choisit un angle, un thème et comble les blancs de la grande Histoire pour raconter la petite histoire de trois hommes. Leurs points communs ? Ils ont tous trois eu un destin politique assez exceptionnel et surtout (l’angle choisi ici) ils ont un rapport particulier à la mort, qu’ils ont fréquentée dès leur prime enfance ou leur jeunesse. C’est notamment à travers leurs enfants qu’ils narguent la camarde : Danton survit à nombre d’enfants morts en bas âge, Victor Hugo semble dévorer l’énergie vitale de ses enfants, tandis que Winston Churchill inverse plutôt le cours des choses en défiant son propre père.

A noter qu’avec une de mes classes, j’ai travaillé en janvier sur le romantisme et Victor Hugo dans le cadre d’une séquence documentaire et ce livre m’a limite donné envie d’en savoir plus sur le grand Totor, un auteur que je n’apprécie pourtant pas plus que ça ! Pour Winston, aucun problème, je suis déjà tombée dans la marmite.

C’était aussi une rencontre avec Hugo Boris, dont l’écriture est puissante et évocatrice, pleine d’images et de sensualité. J’ai apprécié, oserais-je dire savouré la marche de Danton à l’échafaud, la séance de spiritisme à Guernesey, la descente dans les profondeurs des caves du Negresco avec Churchill, et ce ne sont là que trois exemples parmi tant d’autres.

Pour finir, une petite note esthétique : c’est la première fois que je lis un roman Belfond français dans la nouvelle charte graphique (oui, je sais, elle existe depuis au moins deux ans, mais je ne suis pas une fille à la mode, j’assume) et je trouve particulièrement bien la couverture à rabat et le marque-page à découper (chose que je n’ai pas faite parce que je suis maniaque, je veux garder le livre dans l’état où je l’ai acheté, mais c’est bien quand même !)

Hugo BORIS, Trois grands fauves, Belfond, 2013

Ca n’a pas l’air comme ça mais c’est le livre que j’ai tiré de ma PAL en janvier 2015 et le nouvel auteur que j’ai découvert (c’est mon projet PAL 2015).

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