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Présentation de l’éditeur :

Laure Brenner a quarante-huit ans. Malade, elle se sait condamnée bien que son entourage lui assure le contraire. Elle décide alors de mettre par écrit les étapes du chemin qu’elle suit désormais, qui passe par l’âpreté de la révolte, l’introspection, le questionnement et enfin l’acceptation de la réalité. Entourée de son mari, de son fils, de son père et de son ami d’enfance, la poursuite de ce chemin va l’amener à vivre des moments étonnamment riches et émouvants.

J’ai lu ce livre de manière un peu fragmentée, cela explique peut-être mon sentiment un peu mitigé, j’ai parfois eu des doutes sur le réalisme de cette histoire. Ca m’a paru parfois un peu trop beau, un peu trop paisible, un peu trop riche de bons sentiments pour être vrai… Mais je reconnais aussi que nous voyons tout du point de vue de la malade en fin de vie, Laure Brenner, et que les doutes, les peurs, les pleurs de son entourage ne sont pas complètement perceptibles pour nous. Par contre, ses propres angoisses, son cheminement intérieur, le dépouillement, la dépossession qu’apporte progressivement la maladie et la paix intérieure qu’elle conquiert peu à peu donnent une belle leçon d’espérance (sauf que, pour ce qui se passe pratiquement à l’intérieur des fameuses Piscines à Lourdes, elle raconte un peu n’importe quoi, madame Cerrada…)

C’est sans doute ça qui m’a le plus gênée : certains lecteurs sont gênés par des sujets historiques romancés, moi c’est d’avoir transformé un sujet si intime, le témoignage de l’approche de la mort, en roman. Le fait de romancer rend les choses trop faciles, trop belles à mon goût, je me répète. Je pense aussi que des souvenirs bien réels encore frais se sont mêlés à ma lecture, ce qui explique (enfin… j’ai du mal à exprimer les choses clairement) mes gros bémols.

Mais je reconnais que l’idée de baliser le chemin par les estampes d’Hiroshige est une jolie idée symbolique de ce voyage ultime. Et je précise aussi qu’il ne faut pas craindre le sujet de la maladie incurable et de toutes les misères qui l’accompagnent, car ce livre parle de la vie et rien que de la vie, dans toutes ses couleurs, dans toutes ses dimensions, et celle de la relation aux autrs, celle de l’amour y trouve une place essentielle !

Christine CERRADA, Le Pays silencieux, Michalon, 2014

Merci à Keisha qui a fait voyager ce livre ! 

L’avis de Krol

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