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Présentation de l’éditeur (en partie) :

Neuf ans après le tsunami de 2004, Romain Mataresse, jeune électricien de 24 ans, débarque avec son seul sac à dos, à Bandah Aceh, au Nord de l’île de Sumatra. Il est bien décidé à comprendre ce qui est arrivé à sa sœur aînée disparue. Elsa était toubib, en mission humanitaire dans l’archipel dévasté. Le dernier mail qu’elle envoyé à sa famille en 2005, disait qu’elle souhaitait souffler un peu après ce qu’elle venait de voir et de vivre, en voyageant quelques temps en Asie. Depuis, plus rien, ni de la part de la police locale, ni via le détective embauché par la famille. Romain a décidé de partir sur ses traces pour répondre aux questions de leur mère qui ne s’est pas remise de cette disparition. D’île en île, de rencontre en rencontre, de drogue en hallucinations, le jeune homme mène une quête insolite et mystérieuse, jamais désespérée, mais où les morts ont leur mot à dire…

Oh la magnifique BD que voilà, quelle richesse de sens dans ses multiples harmoniques et quelle beauté graphique !

Neuf ans après le tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud-Est en 2004, Pendanx et Piatzszek nous montrent encore la réalité inoubliable de la catastrophe, les vues avant-après, les traces encore bien visibles dans le quotidien des gens, jusqu’à cette île indonésienne, devenue cimetière, où des dizaines de corps se sont échoués après avoir été ballottés pendant des semaines par l’océan…

Le voyage de Romain à la recherche de sa grande soeur, c’est d’abord cela, ce désir de voir et de comprendre, de capter les choses comme Elsa, qui a soigné les blessés en 2004 et en 2005. C’est aussi un récit de voyage avec ses petites et grandes découvertes, ses mésaventures, ses rencontres avec des vivants et des morts, car les fantômes ne sont pas encore apaisés de leur voyage halluciné. Sur son chemin, Romain croisera la pétillante et sensuelle Jessie, qui n’a (presque) pas froid aux yeux. Son expédition se transformera en voyage initiatique et plus si affinités (je ne vous en dis pas trop, j’espère).

Le découpage du scénario, des planches est d’une grande richesse, qui nous permet de passer de l’intime des gros plans l’ouverture des paysages sur page ou double page. Quelle luxuriance dans la représentation et les couleurs de la végétation, des monuments, quelle finesse dans les nuances de la mer, dans les détails des visages, dans le trait et les aquarelles de Pendanx…

Une vraie réussite que je vous conseille sans hésiter.

Stéphane PITZSZEK (scénario) et Jean-Denis PENDANX (dessin et couleurs), Tsunami, Futuropolis, 2013

L’avis de Kathel, un peu moins enthousiaste que moi

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