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Présentation de l’éditeur :

Une extension de la bande dessinée originale de Philippe Glogowski , Ypres – Carnet de Henry , Ypres memories offre un regard intérieur sur le sort de l’armée écossaise qui a combattu pendant la Première Guerre mondiale. Avec une histoire tournant autour d’un voyage à l’Edinburgh Military Tattoo , et les souvenirs que cela déclenche chez un vétéran d’un certain âge, cette histoire instructive et émouvante est due à la libération générale en Août 2013.

Cette BD de la maison TJ-Editions, spécialisée dans la BD historique, évoque deux des batailles d’Ypres. D’abord celle du 19 octobre au 22 novembre 1914, où l’armée britannique dut absolument tenir pour empêcher les Allemands d’atteindre les ports de la côte, ce qui aurait privé la première de ravitaillement et de recrues fraîches. Ensuite celle de 1917, marquée par des noms et des faits comme Hill 60 (une colline qui explose sous les mines amassées dans un tunnel géant creusé par les Britanniques), Passendaele, où les Australiens et les Néo-Zélandais se sont distingués.

Rien de nouveau bien sûr dans cet album, où l’évocation se fait principalement sous forme de flash-back à travers deux soldats. Le premier, Gordon, qui, à l’occasion du Royal Edimburgh Military Tattoo, se souvient de cet automne à Ypres, où les jeunes soldats de dix-huit ans se retrouvaient vétérans au bout de horribles semaines de combats. Gordon, grièvement blessé dès 1914, sera rapatrié en Ecosse après avoir été soigné à Poperinghe. Le second soldat, Henry Naylor, arrive plus tard à Ypres. C’est la mort de son ami d’enfance qui le pousse à consigner ses souvenirs dans un journal intime qui sera découvert par un soldat allemand. Il raconte la première utilisation des gaz de combat le 22 avril 1915, l’explosion de Hill 60 en juin 1917, la bataille de Passendaele, il dit ses actes de bravoure, si dérisoires au regard de la violence sans nom dans laquelle les chefs militaires et politiques ont précipité des milliers et des milliers de jeunes gens, tant du côté allié que du côté allemand… Une planche en noir et blanc, au crayonné, sépare les deux récits, comme si les souvenirs risquaient de s’effacer sous les violences sans cesse nouvelles qui marquent l’humanité.

Rien de nouveau, non, ni sur le plan historique ni sur le plan des émotions vécues par les soldats, mais un témoignage de plus, au trait clair, aux couleurs et à l’atmosphère réalistes, sur la peur, l’attente, la faim, les blessures, la crasse, les poux. Et la fraternité vécue tant bien que mal dans ce premier conflit mondial, sur ce coin de terre belge, flamande, où des soldats de tous pays sont venus combattre entre 1914 et 1918.

Philippe GLOGOWSKI, Ypres Memories, History Collection, TJ Editions, 2013

La maison TJ Editions est anglaise mais elle a une antenne à Gerpinnes et Philippe Glogowski est un artiste 100 % belge !

Les batailles d’Ypres : 1914191519171918

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Poppy Thiepval

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