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Terrasse des cafés sous un lierre vermeil

D’où je vois s’agiter ma ville industrieuse,

Boulevard aussi beau par ta robe poudreuse

Qu’un fleuve déployé dans son vaste dessin,

Maisons de mes amis, la mienne, mon jardin,

Champs d’avoine et d’air pur qui faites la banlieue,

Nuages sur les toits et dans la pierre beue,

Vous êtes le décor que je donne à ces vers.

Qui m’aime, aime ma ville et me suive au travers.

Sans doute est-il beaucoup de plus nobles pays,

De plus riches climats où déployer sa vie

(Et je ne sais, Paris, comme l’on vous oublie)

Paysages, lointains voyages, ciels changeants…

Mais trouverais-je ailleurs autant d’amis vivants ?

Odilon-Jean PERIER, Le citadin (Ed. J. Antoine) in Ca rime et ça rame, Editions Labor, 1985

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Bruxelles, Quartier du Sablon, novembre 2014

 

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