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Présentation de l’éditeur :

Trois générations cohabitent dans la maison de Salt Hay Road, au cœur de Long Island : Scudder, le patriarche bourru ; Roy, son fils célibataire endurci ; Mavis, sa fille revenue au nid ; et Nancy et Clayton, les enfants de sa fille aînée, morte cinq ans plus tôt.

Quand Nancy rencontre Robert Landgraf, un ornithologue en vadrouille sur l’île, c’est le coup de foudre. En un mois, elle accepte sa demande en mariage et décide de le suivre à Boston.

Tout l’édifice qui sous-tend cette singulière famille s’en trouve alors ébranlé.

Incroyable comme ces nouvelles romancières américaines ont du talent ! Après Amy Grace Loyd (Le bruit des autres) ou Maggie Shipstead (Plan de table), voici Carin Clevidence, qui a grandi à Long Island et y plante le décor de son premier roman, La maison de Salt Hay Road. Cette maison, transportée par bateau avant d’être arrimée par le grand-père Scudder dans cette rue, joue un grand rôle (et j’adore les romans où la maison est importante) : c’est le point de repère, le port d’attache de Scudder, bien sûr, de Roy et Mavis, ses deux enfants qui vivent auprès de lui (le premier parce qu’il n’a jamais osé se marier, la seconde parce qu’elle a été mal mariée) et Nancy et Clayton, ses deux petits-enfants orphelins, venus vivre là après la mort prématurée de leurs parents.

Si Nancy tient avant tout à garder son indépendance, croyant que l’attachement qui l’unissait déjà à son frère avant la maladie de leur mère prévaudra dans toutes les circonstances de leur vie, Clayon, plus jeune, s’est adapté à son nouvel environnement : ses pérégrinations buissonnières dans l’le, ses petits boulots nous entourent de vols d’oiseaux, nous ébouriffent les cheveux et donnent un goût de sel à nos lèvres. Car la nature joue elle aussi un grand rôle dans ce roman : le temps de quatre saisons, entre 1937 et 1938, elle accompagne, apaise, excite et même elle brutalise sérieusement les personnages que nous suivons tour à tour, découvrant ainsi progressivement leur histoire, leur caractère, leurs occupations quotidiennes, leurs blessures secrètes, leurs relations.

C’est vivant, captivant, je n’ai pas eu envie une minute de lâcher ce livre tant Carin Clevidence rend ses personnages attachants. On suit leur évolution au cours de cet été et de cet automne qui, outre les sales coups que la vie leur a déjà réservés auparavant, marqueront leur vie à jamais.

C’est une lecture que je vous recommande si vous voulez prendre une bonne goulée d’air salé et de vagues, elle m’a procuré une belle évasion et des émotions mémorables cet été.

Carin CLEVIDENCE, La maison de Salt Hay Road, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Arnaud, Quai Voltaire, 2012 et 10/18, 2015

C’est chez Kathel que j’avais repéré ce roman, que j’ai trouvé en bibliothèque. Cuné en donne très envie aussi. Vous trouverez chez toutes les deux de jolis extraits du roman.

Et merci, ma bibli !

Mois américain

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