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Présentation de l’éditeur :

Ceux qui disent que Sherlock Holmes est le meilleur détective du monde ignorent encore l’existence de sa sœur : Enola Holmes !

1888. Le jour où Enola Holmes découvre que sa mère a disparu, elle pressent qu’elle seule pourra la retrouver. Elle qui a grandi libre, est alors soumise par ses frères à l’apprentissage des bonnes manières d’une lady, puis expédiée droit vers un pensionnat de jeunes filles. Mais la chère enfant a du cran et de la ressource et elle échappe à son détective de frère, plongeant dans les bas-fonds de la capitale…

J’avais offert ce roman il y a deux ans à une jeune demoiselle lectrice de mon entourage mais finalement… c’est tatie qui l’a lu en premier ! Il n’a pas encore été jugé assez attirant, je crois. Le sera-t-il un jour ? Il faut dire que peut-être, il faut un peu plus d’expérience de lecture pour apprécier les romans de l’époque victorienne ? Et savoir un peu qui est le grand Sherlock Holmes ?

Moi en tout cas, j’ai adoré la rencontre avec Enola Holmes. Géniale, cette idée d’inventer une jeune soeur de Mycroft et Sherlock et de construire cette première aventure sur l’anagramme de son prénom, Enola – Alone, et sur d’autres jeux de mots codés, pour en faire une héroïne audacieuse, ingénieuse, observatrice et… qui reste toujours une fille de quatorze ans laissée à elle-même par une mère que l’on jugerait bien légère de prime abord (mais la fin est super-jolie et rattrape tout ou presque). Une mère qui l’a aussi éduquée à la liberté de mouvement et de pensée, dans une société où la femme est corsetée au sens propre et au sens figuré, et l’astucieuse Enola a bien retenu la leçon. A elles deux, la mère disparue et la fille qui découvre ses deux frères aînés, elles se jouent du guindé Mycroft et réussissent à arracher une grimace étonnée à Sherlock (légèrement misogyne, le cher grand homme…) Au passage, Enola s’intéresse avec courage à une affaire de disparition d’un jeune lord et se retrouve bien malgré elle sur les quais de la Tamise.

Aventures, rebondissements, déguisements, entre la campagne anglaise et le Londres grouillant de l’East End, je ne me suis pas ennuyée une minute. C’est frais, amusant, touchant, léger mais pas idiot, je me suis régalée. Miss Holmes, j’ai hâte de vous retrouver dans une autre aventure !

Nancy SPRINGER, Les enquêtes d’Enola Holmes – La double disparition, traduit de l’anglais par Rose-Marie Vassallo, Nathan, 2007

Même si l’auteur est américaine, ce livre entre bien dans Une année en Angleterre. Quel bel hommage à Sherlock Holmes ! (Je vais m’essayer à lire une vraie histoire de Conan Doyle, j’avais essayé il y a très longtemps mais n’avais pas accroché. Maintenant que j’adore les « produits dérivés », il serait temps que je revienne à la source…)

Et une lecture jeunesse pour honorer le Salon du livre jeunesse de Montreuil, qui se déroule courageusement du 2 au 7 décembre.

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