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Quatrième de couverture :

Il a commis le crime presque parfait.

Ou presque…

Al Greenwood, 50 ans, est taxi dans un paisible petit village côtier d’Angleterre. C’est un homme qui a tout pour être heureux et qui le serait certainement s’il n’était pas marié à l’encombrante Audrey. Aussi décide-t-il un jour tout simplement de s’en débarrasser en commettant le crime parfait. Le scénario est vite trouvé : profitant d’une des promenades quotidiennes de sa femme, il la précipitera du haut d’une falaise. Aussitôt dit, aussitôt fait, Al s’embusque sur le parcours habituel d’Audrey, surgit à son passage et la précipite dans le vide. Tout se passe comme prévu… sauf qu’en rentrant chez lui il tombe nez à nez avec son épouse qui lui annonce avoir exceptionnellement renoncé à sa petite balade.
S’il n’a pas tué Audrey, qui est donc sa victime ? Et comment va-t-il déjouer la perspicacité des enquêteurs, dans cette petite communauté où tout le monde se connaît ? Quant à sa femme, qui commence à trouver son comportement étrange, ne faut-il pas qu’il s’en débarrasse très vite, avant qu’elle ne nourrisse trop de soupçons ? Mais cela ne fera-t-il pas de lui un tueur en série ? Commence alors pour Al un long cauchemar, dont il est encore très loin de soupçonner l’issue.
Avec ce premier roman jubilatoire, T. J. Middleton nous propose un condensé d’humour noir très british doublé d’une intrigue palpitante.

Ce roman est le seul et unique que j’ai lu ces deux dernières semaines. Oui, ça frise la panne, la paresse mais aussi la concurrence déloyale des piles à lire corriger. N’empêche, j’ai traîné dessus mais je n’ai pas perdu le fil et c’était le genre de roman déjanté, pas prise de tête idéal pour cette période scolaire.

La force sonore du « Banzaï ! » libérateur que pousse Al Greenwood en rentrant à la maison, croyant s’être pour toujours débarrassé d’Audrey, son encombrante épouse, n’a d’égal que la longueur de sa figure quand il découvre qu’Audrey… est toujours à la maison. Et qu’en plus, ce fameux dimanche après-midi l’a rendue prête à la gaudriole et à la métamorphose de ses bourrelets disgracieux…

En attendant, Al n’est pas sorti de l’auberge (ou de sa caravane)… Nous allons l’accompagner dans ses questions, ses doutes, ses tentatives (foireuses) de maîtriser la situation, de la tourner à son avantage. Je ne vais pas vous refaire toute la quatrième de couverture ni rien vous raconter de trop croustillant que vous ne préféreriez découvrir par vous-même. Sachez que les aventures d’Al regorgent de soutiens-gorge, d’herbe et d’embruns, que ses meilleurs amis sont deux carpes, baptisées Torvill et Dean, dont il prend amoureusement soin, et qu’il transporte régulièrement dans son taxi une ancienne muse de Leonard Cohen himself.

J’ai souvent souri à cet humour british que j’adore et je dois avouer que je n’aurais jamais deviné la fin ! J’ai passé un bon moment avec ce premier roman réjouissant.

« Une ville sympathique, Dorchester, qui croule sous le poids de son histoire, des pendaisons, des vieux fortins et des bergers vêtus de blouse qui menaient leurs bè-bèèès au marché. Ils avaient un écrivain [Thomas Hardy], là-bas, aussi, un vieux rabat-joie, de l’avia général ; l’avait une vision bien sinistre de ce qu’on appelle l’aventure humaine. Un dérapage, un mauvais virage, et pour lui ça y était, mon vieux, vous étiez cuit. Je commençais à comprendre ce qu’il voulait dire. N’empêche, ça lui a plutôt réussi, à lui, apparemment, tout ce chagrin. » (p. 93)

T.J. MIDDLETON, Oh, my dear, traduit de l’anglais par Héloïse Esquié, Le Cherche Midi, 2013

C’est mon troisième titre sur l’infidélité, à cause du lien avec le roman de Sascha Arago : la falaise fatale… C’est Keisha qui m’avait donné envie il y a un petit temps et j’ai trouvé le roman chez le bouquiniste.

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