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Quatrième de couverture :

Peut-on encore rire de tout ?
Et pourra-t-on encore demain rire de tout ?
Ces questions méritent d’être posées…

Et c’est l’objectif de ce livre. Pas de limite à l’humour qui est au service de la liberté d’expression, car, là où l’humour s’arrête, bien souvent, la place est laissée à la censure ou à l’autocensure.

Ni les religions et leurs intégristes, ni les idéologies et leurs militants, ni les bien-pensants et leurs préjugés ne doivent pouvoir entraver le droit à la caricature, fût-elle excessive.

Cabu

Impossible aujourd’hui de ne pas faire mémoire des attentats contre Charlie-Hebdo, contre des policiers, contre des Juifs à l’Hypercacher, du 7 au 9 janvier 2015. J’ai acheté cet album dans les semaines qui ont suivi, toutes les librairies mettaient les livres des auteurs de Charlie-Hebdo en évidence.

Encore un livre difficile à présenter, on lit quelques pages, on le repose, on sourit, on rit franchement… on y revient le lendemain ou quelques jours après, on le garde sous la main. Il date de 2012 mais certains dessins de Cabu n’ont pas pris une ride : les politiques, les religieux, les terroristes, l’écologie, le foot, les sapins de Noël, les militaires, les implants mammaires, tout y passe, tout est passé à la moulinette avec un cynisme, un culot qui m’ont souvent fait pouffer de rire mais aussi ouvrir de grands yeux : il a osé ! Il a osé, cet esprit acéré de Cabu caché derrière son doux regard et ses lunettes rondes.

Aujourd’hui plus que jamais, les livres de Cabu, Charb et autres Wolinski (avec un i, pas un y) sont toujours là pour nous empêcher de nous endormir… pour garder vivantes les valeurs de la laïcité et la liberté d’expression dans ce qu’elle a de plus pointu.

Je ne vais pas faire de grand discours, ça serait grotesque. Je laisse la parole à Cabu. (Sachez toutefois que l’éditeur et/ou le dessinateur ont prévu un index à la fin de l’ouvrage, ce qui est bien commode quand on ne sait pas de quoi rire ou qu’au contraire, on en a une idée très précise.)  Et puisqu’on est jeudi, je ne peux clôturer cet article sans quelques notes de musique de Cab Calloway, le jazzman que Cabu aimait particulièrement.

CABU, Peut-on encore rire de tout ?, Le Cherche-Midi,2012

 

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