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Présentation de l’éditeur :

Amandine Dhée raconte une série d’histoires urbaines dans lesquelles, par des soliloques auxquels on se prend à partie, elle décortique avec humour des situations absurdes auxquelles sont confrontés la plupart des citadins d’une grande ville.

Vieilles dames armées, super héros souterrains, conseillers municipaux inspirés… sont autant de personnages inventés pour mieux saisir l’absurdité de ce monde, avec lesquels Amandine Dhée passe au crible les comportements humains à la façon d’un documentaire animalier. Une somme de portraits et d’histoires courtes qui forme un roman de la ville, selon François Marie libraire du Bateau Livre à Lille.

Un humour corrosif distingue ce premier ouvrage, jubilatoire pour les petits comme pour les grands, citadins ou non !

Ce recueil était dans ma PAL depuis quelques années. Je me souviens avoir écouté Amandine Dhée en parler en librairie et avoir été séduite par sa fraîcheur et son sourire malicieux, l’humour qu’elle mettait dans la lecture d’extraits de son livre. De plus elle publie celui-ci dans une petite maison d’édition originale du Nord-Pas-de-Calais, La Contre Allée. Ce souvenir a peut-être influencé ma lecture mais au final je suis assez déçue.

Pourtant, ce recueil est tout à fait original, et dans sa forme et dans son contenu : des textes courts qui sont reliés en grande partie par le fil rouge du lieu principal, la ville, dans laquelle évolue d’abord une petite fille, ensuite une (ou des ?) adulte(s) aux prises avec diverses situations urbaines. Du point de vue formel, une évolution se marque aussi des premiers textes quasiment sans ponctuation à des nouvelles beaucoup plus élaborées, utilisant divers supports comme des lettres, les petites annonces, une scène de théâtre mêlés au récit « classique ». Je mets ce dernier mot entre guillemets car rien n’est classique avec Amandine Dhée : on sent que dans les histoires de papier qu’elle imagine, elle glisse une bonne dose d’autodérision devant le ridicule de certaines situations ou personnages de la vie en ville.

Mais bon, je ne suis pas fan de ce ton sans cesse décalé (pas seulement avec Amandine Dhée, vous l’aurez compris) et je ne pense pas que ce livre me restera longtemps en mémoire…

Amandine DHEE, Du bulgum et des hommes, Editions La Contre Allée, 2010

Vous trouverez de nombreux avis beaucoup plus positifs que le mien sur la page Libfly du livre.

C’est le deuxième billet de cette semaine de nouvelles avec Mina qui vous présente aujourd’hui Sindbad ou la nostalgie de Gyula Krúdy, un auteur hongrois.

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