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Quatrième de couverture :

Ils ont trente ans, ils sont jumeaux et vont se marier en même temps, dans un an. D’ici là leur vie va être bouleversée, celle de leurs parents et de leurs beaux-parents aussi. Pas si simple de former un couple quand d’autres se défont, quand on a été perçu toute son enfance comme une seule entité, quand on est confronté à ce qui restreint le désir de liberté.

Au-delà du mystère de la gémellité et du mariage, Marianne Rubinstein explore avec justesse les rapports familiaux et générationnels dans une société qui croit pouvoir passer sous silence ses peurs les plus secrètes. Elle construit une œuvre singulière où alternent récits à l’ombre de la Shoah et romans à l’épreuve du temps dont Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

Emma et Axel ne se doutaient sans doute pas des remous, des transformations, voire des ondes de cc que l’annonce de leurs mariages allaient entraîner. Ils sont jumeaux et ont décidé de se marier le même jour, ils annoncent aussi la nouvelle sans jamais avoir présenté leurs fiancés à leurs parents. Loin – évidemment – d’être un roman sur la bienséance et le savoir-vivre, ce roman nous livre de belles variations sur le couple, la famille, les mystères et embûches des unions entre familles différentes sur le plan social et religieux. Sur une période d’un an, Marianne Rubinstein se penche tour à tour sur chacun des personnages qu’elle a créés avec finesse. Des couples se font, se défont, des gens s’aiment, ne s’aiment plus ou ne savent plus s’aimer. Et une des clés du mystère amoureux exploré dans ce livre est sans doute la relation particulière entre les jumeaux, Axel et Emma, dont nous découvrons peu à peu les secrets.

L’écriture de Marianne Rubinstein est à la mesure de la finesse et de l’évidence de l’observation : elle se déroule avec fluidité, avec élégance. L’ensemble forme un récit à la fois profond et agréable à lire, j’ai vraiment pris plaisir à accompagner ces personnages au cours de cette année romancée. En refermant le livre, on se demande ce qu’ils vont vivre par la suite.

« Peut-être parce qu’il lui arrive d’être si attentive aux désirs des autres (en particulier à ceux de ses parents) qu’elle perd de vue les siens, avant qu’ils ne reviennent en boomerang. Oui, c’est cela qui doit la rendre si difficile à suivre : cet aller-retour permanent entre les désirs des autres et les siens. »

Marianne RUBINSTEIN, Nous sommes deux, Albin Michel, 2016

Keisha a beaucoup aimé aussi.

Un très grand merci à Aurore et aux éditions Albin Michel pour l’envoi de ce livre, voillà une nouvelle romancière à laquelle je vais m’intéresser de près !

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