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Quatrième de couverture :

Au coeur de ce troisième tome de la série, il est question de Bettina, 14 ans, qui se languit du très moche et si splendide Merlin… Pour les vacances de printemps, les soeurs Verdelaine reçoivent leurs petits cousins Harry et Désirée, venus profiter du grand air. Hortense, de son côté, échange des mails avec Muguette, toujours hospitalisée. Mais voilà que, pour joindre les deux bouts, Charlie décide d louer une partie de la maison ! Le locataire s’appelle Tancrède, il est jeune, célibataire, drôle. Et beau…

Si Bettina tient les honneurs du titre de ce tome 3 de la série, elle n’est pas vraiment au premier plan (elle s’est déjà fait suffisamment remarquer avec son Merlin, qui semble perdu à jamais, dans le tome 2 consacré à Hortense). Il faut bien laisser un peu de place à Charlie, l’aînée, qui va tomber folle amoureuse du beau Tancrède, le mystérieux locataire… Que va devenir Basile, l’amoureux de la Vill’Hervé et des cinq soeurs ? Charlie va-t-elle changer de vie ? Il faut lire le livre et/ou la BD pour le savoir, bien sûr.

C’est vrai que dans ce troisième numéro de la série, les larmes et la mélancolie ne sont jamais loin. Les nouvelles de Muguette (voir aussi le tome 2) tardent à arriver, Bettina tente de réparer les pots cassés, Charlie a le coeur ailleurs et ses quatre soeurs sentent bien qu’elle ne peut sacrifier sa vie indéfiniment… Même les apparitions des parents tombent à point nommé pour recueillir quelques confidences ou soigner les coeurs blessés. Heureusement les soeurs s’aiment profondément malgré les disputes, le printemps apporte un vent frais et léger, les petits cousins Harry et Désirée sont là pour apporter un peu de poireau piment dans la vie (à défaut de chasser « le » cafard) et l’humour de Malika Ferdjoukh, son goût des jeux de mots et du comique de situation nous charment toujours autant.

En fait, cette série est branchée sur la vraie vie, dont la mort fait partie, et on vit, on meurt, on pleure, on rit, on est traversé de rires et de larmes mêlés, et ces filles sont un magnifique exemple de cette pulsion de vie que toutes les Tante Lucrèce du monde n’abattront jamais.

Le dessin et les couleurs fraîches de Cati Baur accompagnent toujours aussi parfaitement l’univers des soeurs Verdelaine. Je ne peux guère en dire plus, sauf que j’aime (et j’aime particulièrement ses planches pleines pages !

Cati BAUR d’après Malika FERDJOUKH, Quatre soeurs – 3. Bettina, Editions Rue de Sèvres, 2016

Un très grand merci à Doriane Sibilet et aux éditions Rue de Sèvres pour l’envoi de ce livre !

Et zou, pour la Journée internationale de la Femme, un livre fait par des femmes sur des femmes en herbe (mais n’oublions pas Basile et Tancrède pour autant).

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