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Veillés par une primevère solitaire
nous nous sommes retrouvés à la lisière du monde.
Les pétales nous regardaient surpris
la terre encore blanche de neige
les rayons du soleil embrumés.
L’hiver est parti, tu l’as senti.
Nous avons osé le désir éphémère
ensemble
nous nous sommes laissés éblouir.
La chaleur de tes mains m’a caressée sans me toucher
pétale primitif
Ton regard m’a modelée
neige de printemps
Ton souffle a enluminé mon âme
rayon de certitudes
Tes mots ont su, pour un instant, orner notre futur
Eternellement embrumé.

Sybille Rembard, Beauté Fractionnée, 2002

Sur Sybille Rembard (je sais, rien de belge ce dimanche mais j’avais programmé ce poème dimanche dernier, je l’ai changé en fonction de l’actualité, et puis j’aime ce texte et c’est maintenant, le temps des primevères…)

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