Cette lecture commune s’inscrivant également dans le cadre d’un club de lecture que j’anime, j’ai lu quelques textes de l’auteur afin de m’y préparer. La question était de savoir le(s)quel(s) j’allais vous présenter. Mina vous ayant déjà présenté Les derniers planteurs de fumée (un titre que je trouve merveilleux !) et Anne ayant, je pense, prévu de vous parler du magnifique Elle, par bonheur, et toujours nue (superbe titre également !), j’ai décidé de vous parler d’une part d’Une enfance lingère et de Géronimo a mal au dos ; d’autre part, de Verlaine d’ardoise et de pluie (poésie, quand tu nous tiens) que j’associerai à un autre titre consacré à Verlaine.

Premier volet : Les romans d’inspiration autobiographique, Une enfance lingère et Géronimo a mal au dos (je n’ai pas eu le temps de lire Un été autour du cou).

Ces romans ont pour narrateur, Simon, double romancé de l’auteur. Il n’est pas toujours évident de déterminer quels sont les éléments réellement autobiographiques et les éléments purement fictionnels, mais qu’importe : l’essentiel réside dans le récit, la sensualité et la poésie de ces textes.

Une collection de souvenirs, c’est ce que j’en retiens. Une collection de sensations d’enfance emportées dans son cœur et son corps parfois, souvent, malgré lui par le Simon adulte à la vie parfois bancale, buissonnière, voyageuse, fuyante aussi. Simon qui revient dans son village ardennais au décès de son père, « Géronimo ». Un père avec lequel il a toujours entretenu une relation difficile, faite d’incompréhensions et de non-dits, d’affrontements et de rejets, de taloches, d’une immense tendresse non exprimée ou si maladroitement (cf. une émouvante et très représentative anecdote de Saint-Nicolas que je ne retranscrirai pas pour vous laisser le plaisir de la découverte).

Une collection de souvenirs et de sensations également dans Une enfance lingère, petits récits dans lesquels Simon se rappelle ses premiers émois au travers des sous-vêtements féminins : des corsets à baleines qui durcissent le ventre de sa mère dans la douceur duquel il aimerait se blottir aux jupes de bonnes sœurs, en passant par la culotte d’une petite voisine, le soutien-gorge qui le sauvera des eaux, ou les différentes textures des bas de femmes qui le fascinent.

Une écriture poétique et sensuelle que je vous invite à découvrir.

Une enfance lingère et Géronimo a mal au dos, Gallimard, Folio

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