Ça s’appelle le désir, dit Annie, l’instinct. Le désir, c’est savoir où aller sans hésitations. Sans même y penser. […] il faut y aller, on a peur, mais on ne veut pas autre chose, on y va. Le désir, c’est ça. A l’intérieur de toi.

Chose promise, chose due : à mon tour de vous parler de ce très beau roman de Véronika Mabardi, illustré par Alexandra Duprez, Les cerfs.

Une histoire de désir, de (re)naissance, de vie. De mort, de deuil aussi, inéluctablement. Une histoire de mots. Mots cachés entre les phrases, mots espérés d’Annie, mots empêchés de Ian, mots tus de Blanche. Motus et bouche cousue. Bouche cousue de Blanche. Le silence de Blanche. Les mots de Blanche tapis dans le silence. Comme le renard dans la forêt. Les mots de Blanche qui observent le monde. A l’abri. Ils sont là, sans se dire. Personne ne les entend, personne ne les soupçonne. Les mots de Blanche. Muets. Aux aguets. Blanche, instinctive, animale. Blanche, qui sent et ressent. Blanche qui écoute. Blanche qui désire. Blanche qui se dévoilera dans la brume à celui qui ne la cherche pas.

Les cerfs est un roman qui emporte. Un roman de silence et de mots. Un roman qui apaise. Un roman lumineux. Je ne peux en dire plus sur mon ressenti et j’en resterai là pour le contenu, car je pense qu’Anne et Mina en ont déjà assez bien parlé. Un seul conseil : laissez-le vous toucher…

Véronika Mabardi est également l’auteur d’un roman publié dans la collection « La traversée », aux éditions Weyrich, et intitulé Rue du Chêne. Je l’ai appris trop tard pour pouvoir le lire pour ce mois belge et le joindre à ce billet, mais je suis curieuse de le découvrir.

Les cerfs, Véronika Mabardi (texte) et Alexandra Duprez (illustration), Esperluète

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