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Quatrième de couverture :

Le père meurt. Banalités, amertume – dans la maison familiale, entre les quatre enfants, pèse la question de l’héritage. Deux ans après : on ne se parle plus. La mère insiste pourtant, et la fratrie se retrouve en Grèce, leur pays d’origine. Ce voyage va raviver le passé dissonant de leurs relations. Comment en sont-ils arrivés là, eux qui étaient tout les uns pour les autres ?

Avec une délicate sobriété, ce roman tissé de voix et d’émotions offre de belles vérités sur les liens du sang, la perte de l’innocence et les rayonnements de la réparation.

Quatre murs, quatre frères et soeurs dont la maison de famille de Sommanges a bercé l’enfance et forgé des liens inaliénables. Mais le deuil du père et la vente de la propriété semblent casser cette unité. On pourrait dire que le père était le toit de la maison, et que, ce toit envolé, les quatre murs menacent de se désolidariser, de s’effondrer. Les deux aînés ne se parlent plus, le cordon qui reliait les jumeaux qui les suivent a bel et bien cassé.

Au fil de ce récit polyphonique, l’enfance resurgit, avec ses images, ses parfums, ses émotions parfois violentes, l’amour fraternel poussé à l’intime, presque à l’impudique. L’enfance et le rude passage à l’âge adulte, marqué par l’accident qui a bouleversé la vie de la fratrie. Que sont alors devenus Saul, Hélène, Elias et Réna ? C’est dans la maison de substitution, en Grèce, la maison de l’aîné, que les noeuds pourront se dire, se dénouer peut-être.

Chez Kéthévane Davrichewy, tout est d’abord suggéré, ce n’est qu’à petites touches sensibles, tantôt douces tantôt douloureuses, que se révèle le drame qui a marqué cette famille. La maison joue évidemment un rôle important, et surtout, le changement, le passage d’une maison à l’autre, de la France aux racines grecques de la famille, même si la valeur symbolique de ce passage est seulement suggérée.

Je ne sais si ce roman me restera longtemps en tête, mais j’en ai apprécié la finesse et la sensibilité.

Kéthévane DAVRICHEWY, Quatre murs, Sabine Wespieser éditeur, 2014 et 10/18, 2015

L’avis de Clarabel

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