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Présentation de l’éditeur :

Un recueil de poèmes autour du temps, pétillant d’humour, de fantaisie et de tendresse ! Voici 40 comptines et poèmes à la fois tendres et joyeux, mélancoliques et fantaisistes, fruit d’une nouvelle collaboration entre Carl Norac et Kitty Crowther. Avec une grande délicatesse, Carl Norac, tour à tour horloger, semeur et collectionneur d’instants, nous attire dans son univers loufoque où l’on peut voir la semaine partir en vacances, les cigales bosser l’été et faire des mots croisés, où l’on peut dire une comptine en jonglant avec des oeufs frais ou réciter une fable en dansant maintenant ! Il évoque les jours, les semaines, les saisons, les heures, le temps qui passe, le temps qui prend son temps…

Quand j’ai reçu le dernier programme de Didier Jeunesse, j’ai tout de suite repéré ce livre qui medonnerait l’occasion de découvrir l’univers de Carl Norac et de Kitty Crowther tout ensemble. Je connaissais les liens des deux auteurs avec la Belgique et leur renommée dans le monde de la poésie et de l’illustration, mais sans plus.

Il s’agit en fait d’une réédition d’un livre publié en 2009 et que petits et grands prendront plaisir à feuilleter. Carl Norac suit les saisons, les fêtes, les heures ou les gens pressés et déroule le temps qui passe sur le mode de la tendresse et de l’humour doucement fantaisiste.

La douceur, c’est aussi ce qui ressort du trait de Kitty Crowther, avec ses personnages aux grands yeux (parfois un peu caricaturaux mais sans faire peur), les nombreux détails et motifs végétaux qui s’enroulent autour des textes. Les dessins sont rehaussés de traits jaune fluo qui leur donnent à la fois de l’énergie et un côté fantastique.

J’aime aussi l’ambiance générale des pages, dans une esthétique vintage (avec le beau papier crème) et épurée (les pages respirent, rien n’est surchargé malgré les nombreux détails – sans oublier les mignons numéros de pages).

Un petit extrait des Comptines pour un almanach (p. 13) :

C’est un employé sobre : il a pour nom Octobre.

Il se vêt seulement des feuilles ou des plumes

qui volent en automne et s’en fait des costumes,

en jeune homme élégant qui a pour nom Octobre.

OU encore ce Portrait de l’automne en artiste (p. 39) :

L’automne peint le bois

en rouge, en jeune, en roux.

Sa palette n’a pas,

n’a plus de vert du tout.

C’est toujours le printemps

qui vole la couleur,

pour en couvrir les champs

et la hampe des fleurs.

L’automne n’est pas triste.

Il vit trois mois dans l’air

à jouer à l’artiste

sans connaître un hiver.

 

Carl NORAC et Kitty CROWTHER, Petits poèmes pour passer le temps, Didier Jeunesse, 2016

Un très grand merci aux éditions Didier Jeunesse, à Angélique qui avait pris note de ma demande avant son départ et à Amélie qui a pris le relais.

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