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Présentation de l’éditeur :

Kârinh est née sur l’Arche, une colonie spatiale qui abrite des Terriens ayant fui leur planète rongée par les pollutions et le réchauffement climatique. Plusieurs décennies après cet exode, une expédition est envoyée sur Terre afin de déterminer si celle-ci est entre-temps redevenue habitable. Kârinh, qui a toujours rêvé de ce monde qu’elle n’a jamais vu, prend le commandement du Tube, un vieux vaisseau qui transporte une quinzaine de personnes en hibernation. Au terme d’un voyage éprouvant, la jeune femme part, seule, à la découverte de son Paris fantasmé et de ses origines.

Schuiten et Peeters laissent exceptionnellement leurs Cités obscures de côté pour un futur ancré dans le réel, sans pour autant abandonner l’hommage appuyé aux utopistes et visionnaires de la fin du XIXe siècle dont ils se sont fait une spécialité.

Présentation de l’éditeur :

Alors que Kârinh s’en était forgée une opinion idéalisée, sa découverte de la Ville Lumière se révèle vite décevante. Le centre historique de Paris a été enfermé sous un gigantesque dôme de verre. Vidée de ses habitants, la cité est devenue un musée pour touristes fortunés. Mais cet ilôt en apparence sécurisé échappe peu à peu au contrôle de ses créateurs. Les illégaux qui peuplent les nombreux squats de la ville vivent de trafics, tandis que le dôme protecteur est menacé par des attaques extérieures de plus en plus violentes.
Suite et fin du récit d’anticipation de Benoît Peeters et François Schuiten. Les deux auteurs livrent une réflexion pertinente sur le rôle et l’évolution de la ville, magnifiée par des planches en couleur directe particulièrement évocatrices.

Alors que le Mois belge s’achève demain, j’ai volontairement choisi ce titre pour mon dernier billet lecture de cette édition 2017 : il faudra bien progressivement passer à autre chose et retrouver d’autres littératures, d’autres univers…

Mon billet sera bref : j’ai aimé retrouver l’univers de Schuiten et Peeters dans son aspect formel, les planches tellement bien documentées, les architectures, les monuments de Paris, l’évolution du monde en 2156, les couleurs pastel, ces bleus ensorcelants, la technique hyper précise, mais… je n’ai pas bien compris le but de cette histoire en deux tomes et cela ne m’a pas beaucoup touchée (l’un expliquant sans doute l’autre ?) Revoir Paris balance entre récit de SF, à connotation post-apocalyptique, récit d’initiation, guide voyage intergalactique de Paris avec de légers accents steampunk… et ça rendrait le scénario confus s’il ne prenait pas bien son temps. J’ai donc admiré le dessin, j’ai lu l’histoire sans déplaisir mais sans être vraiment accrochée et sans vraiment m’émouvoir pour la quête de Kârinh… Dommage.

Benoît PEETERS (scénario) et François SCHUITEN (dessin), Revoir Paris – Tome 1, Casterman, 2014

Benoît PEETERS (scénario) et François SCHUITEN (dessin), Revoir Paris – Tome 2 La nuit des constellations, Casterman, 2014

(une des premières planches du tome 1)

(une des premières planches du tome 2)

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