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Quatrième de couverture :

De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d’une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu’amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s’annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s’incline pas avant d’avoir combattu (quitte à se livrer à l’une de ces petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret) !
C’est alors que la belle Mary est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs. De toute évidence, Agatha n’était pas la seule à souhaiter la disparition de sa rivale…

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Agatha Raisin, « ses petits yeux d’ours » et son caractère de cochon toujours prompt à s’émouvoir ou à s’emporter selon les circonstances. Quand elle se rend compte qu’on l’aime, qu’elle s’est vraiment intégrée dans ce village des Cotswolds, qu’elle y est populaire, elle irait bien de sa larme à l’oeil et regretterait bien toutes les vacheries qu’elle pense tout bas et les tricheries qu’elle organise avec un ancien complice de Londres (ici, il s’agit de prouver qu’elle a le plus beau jardin de Carsely alors qu’elle a repiqué ses plantes trop tôt et que celles-ci ont été tuées par le gel). Quand elle découvre une rivale dans le coeur de James Lacey, son fringant voisin, elle navigue entre déprime et colère noire. Mais ce qui motive vraiment Agatha, c’est de résoudre une enquête et quand c’est sa rivale qu’on retrouve assassinée dans une mise en scène haineuse, Agatha n’écoute que son sens de la justice et son instinct pour découvrir qui était vraiment cette Mary Fortune. En bonne villageoise, elle en vient à souhaiter que le crime ait été commis par un étranger à Carsely…

Bon, il faut avouer que ce sont surtout les tourments intérieurs et les manoeuvres pas toujours nettes de notre héroïne qui sont au coeur de ce troisième tome de ses aventures, l’enquête paraît presque anecdotique et la solution tarde à sauter aux yeux de James et Agatha, mais il n’empêche que je l’ai retrouvée avec plaisir (il faut dire aussi qu’à cette période de l’année, ouvrir une aventure d’Agatha après un bon paquet de corrections, ça vous vide la tête) ; j’ai aimé aussi l’évolution des personnages secondaires que sont la bienveillante Mrs Bloxby et son pasteur de mari, qui apparaît enfin en vrai dans ce tome 3.

M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête – Pas de pot pour la jardinière, traduit de l’anglais par Esther Ménévis, Albin Michel, 2016

       

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