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Quatrième de couverture :

1947, la guerre est finie depuis deux ans. Ward décide de rentrer en Flandre pour se constituer prisonnier. Il sait qu’il va devoir affronter son passé de collaborateur et qu’il sera jugé. 

Il apprend en prison qu’on l’accuse ‘avoir tué Théo, un membre de la Résistance, lors d’une permission.

Le procès qui s’annonce devrait faire surgir la vérité.

Voici la suite du roman que je vous ai présenté en avril, lors du Mois belge, et que La Joie de lire a décidé de publier en deux tomes.

Toutes les questions posées ou suggérées dans la première partie vont évidemment trouver leur réponse (si vous avez envie de lire ce roman, ne lisez pas ce qui suit…) : pourquoi Jef était si malade à l’idée de recevoir une médaille de la Résistance, ce que Ward a vécu sur le front de l’Est, pourquoi il a changé d’identité, comment il a été blessé à la jambe, ce qu’est devenue sa mère à la fin de la guerre. En cette année 1947, une fois de plus, les moindres choix des uns et des autres pendant le conflit vont peser lourdement sur le cours de leurs vies et ils devront à nouveau décider dans quel camp ils se situent. L’amitié, l’honneur, la trahison, le courage, la lâcheté, la responsabilité prendront tout leur sens au cours de ce procès tant attendu. pendant ce temps, les parents de Jef, Renée et Rémi soutiennent indéfectiblement leurs enfants, Renée tente de se convaincre qu’elle a oublié Ward, Rémi, « le petit homme providentiel », grandit, accompagne Gust dans ses derniers instants et renoue avec Jeanne aux mille taches de rousseur.

Ce personnage de Rémi apporte la fraîcheur et la grâce qui font cruellement défaut à d’autres, pas seulement les personnages principaux mais aussi tous ces anonymes qui, après avoir plus ou moins subi la guerre, participent avec « enthousiasme » aux procès et persécutions contre les collaborateurs des nazis.

Dans cette deuxième partie, j’ai vraiment été touchée par le destin de Ward. Car, si les héros de ce roman pensent se situer clairement dans un camp ou dans l’autre, nous nous rendons bien sûr compte que rien n’est manichéen, que la vérité intime de chacun est bien plus subtile que les apparences ne le laissent croire. La fin, inattendue en ce qui me concerne, m’a paru un peu rapide, j’aurais aimé savoir ce que deviennent d’autres personnages que les membres de la famille Claessen, mais elle se comprend tout à fait dans l’optique d’un roman jeunesse.

Encore une fois, je vous recommande chaudement cette lecture et, même si mes souvenirs du premier étaient encore bien frais, je vous conseille de lire les deux tomes à la suite !

Els BEERTEN, Nous voulons tous le paradis – Le procès, traduit du néerlandais par Maurice Lomré, La Joie de lire, 2016 (édition originale en 2008)

La Joie de lire fête ses 30 ans cette année.

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