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Quatrième de couverture :

Victor Hugo rêvait d’être  » Chateaubriand ou rien « . Sa vie et son œuvre dépasseront cette ambition. Il sera un océan à lui seul : romancier, poète, dramaturge, pamphlétaire, académicien, pair de France, député. Tout en conservant le génie de l’enfance, Victor Hugo empoigna le XIXème siècle, combattit les injustices, la peine de mort, et toutes les formes d’aliénation. Il croyait au mouvement, au progrès. Son défi était de n’avoir jamais peur. Malgré les épreuves, les deuils familiaux, l’exil, Victor Hugo choisit de vivre :  » Je suis celui que rien n’arrête/Celui qui va « . Il mit sa force, son souffle dans l’amour des siens, la conquête des femmes, la création et la passion de l’humanité :  » Ma vie est la vôtre, votre vie est la mienne, vous vivez ce que je vis ; la destinée est une.  » 

Passer un été avec Victor Hugo ce n’est pas seulement se reposer à l’ombre d’un géant mais aussi voyager en sa compagnie, aimer jusqu’à l’épuisement et partager son sens de l’humour loin de l’image scolaire.

Quand je suis allée à Paris en juillet dernier, j’ai visité la Maison de Victor Hugo, place des Vosges (qui, à son époque, s’appelait place Royale) et j’ai donc sorti ce livre de ma PAL. Résultat des courses, je me rends compte que je tourne autour du personnage d’Hugo : des lectures comme Trois grands fauves ont réussi à m’y intéresser, ce livre de Guillaume Gallienne et Laura El Makki est vraiment très diversifié et écrit par des passionnés d’Hugo dont j’admire le combat politique et les engagements visionnaires pour le droit des femmes, contre la misère et la peine de mort, pour des Etats-Unis d’Europe, Hugo dont l’attachement à sa fille Léopoldine est si émouvant et son penchant pour le spiritisme si… pittoresque, Hugo un géant dans son siècle, un homme invincible, un littérateur qui croit au pouvoir et à la liberté de l’écriture, de la poésie en particulier. Cet homme devait sûrement être très attachant et ce devait sûrement être difficile de vivre dans son ombre. Mais… il y a ce côté romantique dans l’expression, cette grandiloquence qui, finalement, m’en tiennent écartée. Et ce n’est pas le livre passionnant de Guilaume Gallienne qui me donne vraiment le déclic d’enfin lire un roman hugolien. Culpabiliserais-je inconsciemment de ne pas lire Hugo, de ne connaître que des bribes poétiques (et Misérables) ? 😉

Guillaume GALLIENNE et Laura EL MAKKI, Un été avec Victor Hugo, France Inter et Les Equateurs parallèles, 2016

P.S. La fameuse citation « Shakespeare, chexpire, on croirait entendre mourir un Auvergnat ! » me fait toujours autant rire !

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