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Attention, ne lisez pas ce billet si vous ne connaissez pas encore la série !! Ca vous gâcherait le plaisir de la découverte.

Présentation de l’éditeur :

Rien ne va plus à Notre-Dame-des-Lacs ! Depuis le retour de Marie et Jacinthe de Montréal, un vent nouveau souffle sur le village : les jeunes femmes du village profitent des beaux tissus rapportés pour se faire de nouvelles robes, les hommes jouent le Charleston et les vieilles, bien entendu, sont scandalisées. Marie, quant à elle, profite plus que jamais de son veuvage. Il est grand temps de remettre de l’ordre ! Sauf que… lorsque le curé propose d’élire un nouveau maire, personne ne veut se présenter !

Présentation de l’éditeur :

L’hiver, à nouveau. Après que le charleston, ramené de Montréal par Marie, ait déferlé comme une furie sur Notre-Dame-des-Lacs, les hommes ont finalement repris le chemin de la forêt, pour y travailler tout au long de la saison froide. Le calme peut enfin revenir sur le village. Mais rien ne dit que ce soit pour très longtemps… Car Marie, après avoir partagé sa couche avec Ernest et son frère Mathurin, se découvre enceinte, sans trop savoir qui est le père – elle qui s’était toujours pensée stérile ! Pendant ce temps, Réjean, le jeune curé du village, s’est réfugié chez Noël, toujours affairé à la construction de son bateau : il se montre si perturbé par ses interrogations intimes et existentielles qu’il n’est plus en mesure d’assurer son service religieux. Effroi et panique chez les bigotes du village ! On parle même de s’en aller quérir l’évêque ! Car enfin, où donc tout cela va-t-il mener ? Plus de maire, plus de curé, des danses endiablées, des amoureux qui vivent dans le péché et des enfants sans père… N’est-ce pas tout bonnement le signe d’une malédiction lâchée sur Notre-Dame-des-Lacs ?

Présentation de l’éditeur :

Plus de maire à Notre-Dame-des-Lacs, plus de curé ou presque, Marie enceinte d’un père que personne ne connaît et les femmes du village prises d’une frénésie d’achats comme on n’en avait encore jamais vue… Le monde s’est-il mis à marcher sur la tête, là-bas au fin fond du Québec rural ? Est-ce là l’oeuvre du démon, le commencement de la fin ?
Non, bien sûr, car ce qui imprègne avant tout chaque image, chaque scène, chaque dialogue et chaque personnage de ce spectaculaire dénouement en forme d’apothéose joyeuse, c’est le bonheur ! Loisel et Tripp ont manifestement pris un plaisir fou à mener jusqu’à son terme le destin de chacun des protagonistes de cette truculente histoire chorale à l’humour irrésistible, au fil des quelques mois de l’année 1928 où l’on passe des neiges profondes à la chaleur de l’été sur fond de retour des hommes de leur hivernage. On y apprendra, parmi bien d’autres surprises, ce qu’il advient du bateau du vieux Noël, ce qui tourmentait tant Réjean le jeune prêtre ou encore ce que cachait la grossesse inattendue de Marie… Et le village de Notre-Dame-des-Lacs, au terme de ce final enfiévré célébré comme il se doit par un grand feu de la Saint-Jean, entre à son tour dans la modernité.

Mon avis sur les trois tomes :

Après le retour de Marie de Montréal, le tome 7, Charleston, m’a paru un peu faible sur l’ensemble de la série, je l’ai trouvé assez répétitif : on dirait qu’à ce moment-là, les planches alternent le travail des villageois et villageoises et les soirées Charleston au Magasin et qu’il ne se passe pas grand-chose de plus. Sauf évidemment les amours plus secrètes de Marie avec les frères Latulippe… Le village semble être entraîné dans un tourbillon de légèreté au point de ne pas vouloir vraiment élire de maire…

Le tome 8, Les femmes, m’a à la fois amusée et touchée avec la crise mystique de Réjean, le curé, « réconforté » par ses amis Serge et Noël, le désarroi des bigotes (ah ces « madames Gladu » toutes désemparées qui finissent par trouver une compensation à la messe perdue avec une planche, un marteau et des clous !!) et bien sûr, la grossesse de Marie qui, bien qu’on ne sache pas qui est le père (elle non plus d’ailleurs) n’est pas du tout mise à l’écart, au contraire. Pendant ce temps, comme dans tous les opus de cette série, le mari décédé de Marie fait ses commentaires et on dirait qu’il s’adoucit au fil des tomes…

Dans le dernier tome, c’est comme une symphonie où tous les personnages de la série se retrouvent, y compris les animaux, chacun aura son moment en soliste avec bien sûr de plus longues plages dédiées à Réjean, le curé, Noël, dont on va inaugurer le bateau, Serge qui se multiplie pour rendre service à tous et se prépare à prendre en charge le « ti-cul » de Marie. Marie, la belle et douce héroïne de cette série qui, avec tous les villageois, s’est « emmieutée » aux dires de son mari qui va quitter le village sur la pointe des pieds, les laissant tous à leur goût du bonheur (pour reprendre un autre titre québécois), à leur art de vivre…

LOISEL et TRIPP, Magasin général, tome 7 Charleston, tome 8 Les femmes et tome 9, Notre-Dame-des-Lacs, Casterman, 2011, 2012 et 2014

Tome 8 page 3

Tome 9 page 3

 

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