C’est ce 28 décembre précisément qu’on célèbre les quatre-vingts ans de la mort de Maurice Ravel. Il était atteint depuis plusieurs années d’une maladie cérébrale qui l’avait petit à petit condamné au silence : malgré les réticences du musicien, un grand neuro-chirurgien de l’époque voulut l’opérer de ce qu’il pensait être une tumeur, ce qu’il fit le 19 décembre 1937. Ravel se réveilla de l’opération un court instant, le temps de réclamer son frère, puis il sombra dans le coma jusqu’au 28 décembre…

Il me semblait évident de vous proposer aujourd’hui le Concerto pour piano en sol majeur, l’avant-dernière oeuvre écrite par Ravel. Créé par Marguerite Long, il est inspiré de Mozart et de Saint-Saëns (d’après ce que son auteur en disait lui-même) et emprunte certains accents au jazz. Comment ne pas être sensible à la grâce légère, presque immatérielle du mouvement lent ?

Voici ce concerto dans une version encore une fois avec Martha Argerich.

 

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