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Présentation de l’éditeur :

Pour la mer — afin de la comprendre et de savoir la dessiner —, pour les Terres australes — qui sont comme la promesse d’un temps qui n’est plus —, en mars et avril 2010, pendant plusieurs semaines, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne, au départ de Saint-Denis de La Réunion, pour faire le voyage dans les T. A. A. F., les Terres Australes et Antarctiques Françaises. 
Les Terres australes : îles de Crozet, d’Amsterdam, de Saint-Paul et, la plus connue, de Kerguelen, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d’empire, égarés dans l’immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d’humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire fonctionner leurs bases d’habitation et de travail. 
Emmanuel Lepage, le Breton, en toute contradiction, n’avait jamais pris la mer. Il a été servi !  Cap au Sud !

Il me faut avouer que je n’avais encore jamais ouvert d’album d’Emmanuel Lepage : c’est chose faite depuis fin décembre et cela m’a permis de passer une excellente fin d’année.

Moi qui suis assez casanière, j’ai aimé m’embarquer sur le Marion Dufresne avec l’auteur lui-même, dans un album qui mêle récit de voyage, carnet de croquis et aventure humaine. Le dépaysement est total, brutal même puisque les « iles de la Désolation » sont situées dans un environnement particulièrement difficile où même des marins aguerris peuvent souffrir du mal de mer.

Au cours du voyage, Emmanuel Lepage rend compte de la réalité humaine vécue sur le bateau ravitailleur et sur les îles, à travers des croquis de visages, le recueil des impressions des scientifiques et personnels techniques. Il raconte le travail, les missions, la difficulté d’approvisionnement due à la violence de la météo. Il fait percevoir aussi la beauté de ces îles, leur faune et leur flore uniques et la fragilité de l’environnement, témoin du réchauffement climatique.

Emmanuel Lepage mêle passé et présent, récit et réflexion sur son propre travail. Graphiquement il mêle le noir et blanc et la couleur, les planches au découpage tantôt serré, tantôt innovant dans le sens de lecture et les planches uniques qui nous ouvrent de magnifiques respirations sur le ciel et la mer. Ses lignes de composition dynamiques associées à une palette de couleurs très soignée font du voyage un souvenir inoubliable.

Emmanuel LEPAGE, Voyage aux îles de la Désolation, Futuropolis, 2011

J’inaugure mon Petit Bac 2018 avec la catégorie Déplacement.

 

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