Étiquettes

, , ,

Quatrième de couverture :

Bente plaque tout. Son appart, son mari. Elle échoue dans un endroit isolé au bout du bout du Danemark. C’est là que Johnny et Cocotte la trouvent à un arrêt de bus. Ils l’adoptent.

Alors que Helle Helle est connue pour son style intimiste et sait dépeindre avec grâce et humour les petits riens de la vie quotidienne, Bente entre petit à petit dans l’intimité de Johnny et Cocotte. Chienne de vie, c’est le récit troublant de l’arrivée d’un écrivain dans la vie de ses personnages.

Il ne se passe pas grand-chose dans ce roman de 230 pages, c’est le quotidien très simple de Johnny et Cocotte et de leurs voisins, au bord de la mer, au bout du Danemark. Le garde-manger est toujours bien garni, on prend le temps de vivre, de bien manger, de faire provision de bois pour le poêle. On apprend au fil du récit les malheurs qui les ont frappés dans les mois précédant le temps du roman. Ils sont aussi très généreux, Johnny et Cocotte, qui accueillent Bente, échouée à l’arrêt de bus avec la valise qui semble lui tenir lieu de vie. La douceur de leur accueil, la simplicité de leur vie sort Bente de la dépression dans laquelle elle s’était enfoncée. On comprend que « dans une vie antérieure » elle était écrivain. Et bon, il fallait bien la quatrième de couverture pour comprendre que Bente a débarqué dans la vie de ses personnages, parce que c’est à peine suggéré dans le texte. Alors, si on n’a pas lu cette quatrième, le roman peut paraître bien fade. Si on l’a lue, ça donne un petit coup de peps à l’ensemble (intéressant, un auteur qui vient soigner sa dépression – sa panne d’écriture ? – chez ses personnages) mais bon, cela ne rendra pas ce roman inoubliable.

Helle HELLE, Chienne de vie, traduit du danois par Catherine Lise Dubost, Le Serpent à plumes, 2011

Une petite sortie de PAL, un roman nordique et un nom d’animal dans le titre

         

 

Publicités