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Quatrième de couverture :

Avril 1958. L’exposition universelle de Bruxelles est sur le point d’ouvrir ses portes. L’événement va bousculer une Belgique assoupie. En pleine Guerre froide, il doit aussi contribuer à atténuer le conflit entre Occident et Russie soviétique.

Pendant d’interminables mois, le gigantesque chantier du Heysel a aiguisé tous tes appétits. L’assassinat d’un chef de chantier puis l’explosion d’une bombe devant le pavillon américain mettent police et services secrets sur les dents. Michel Van Loo est appelé à jouer le sous-marin pour compte du ministère belge de l’Intérieur. Pendant que sa fiancée prépare Annie Cordy pour son nouveau film, le détective privé se fait aider par ses comparses de toujours : le coiffeur Federico, les frères Motta et le pharmacien Hubert.

Quand j’ai vu ce livre en librairie il y a quelques semaines, je me suis rappelé que je n’avais pas encore lu Expo 58 de Jonathan Coe, je me suis dit que je n’avais encore lu aucun roman d’Alain Berenboom et que je pouvais faire une mini-série consacrée à l’Expo universelle de Bruxelles en 1958, il y a exactement 60 ans. Cette expo a été concçue pour favoriser la paix et l’amitié entre les peuples, c’était le premier événement du genre après la seconde guerre mondiale, alors que la guerre froide en était à son point le plus glacial et que les technologies nucléaires laissaient craindre le pire comme le meilleur (façon de parler) pour l’humanité.

Le livre porte comme sous-titre « Une enquête de Michel Van Loo », Alain Berenboom a en effet déjà envoyé son héros, un détective privé, au Congo (belge évidemment avvant 1960) en Israël, entre autres. Son propriétaire et coiffeur, Federico, sa petite amie Anne, son pharmacien Hubert et les frères Motta ne rechignent pas à lui donner un coup de main dans ses enquêtes

Bon, honnêtement, ce n’est pas la lecture du siècle : je ne sais pas si c’est la chaleur de ce mois de mai ou la trachéite qui a eu raison de moi, mais globalement je me suis ennuyée.. Au début c’est sympa, découvrir Bruxelles en effervescence à trois mois de l’ouverture de l’Expo, observer le stratagème mis en place par le Ministère de l’Intérieur pour repérer les espions étrangers (bombarder Van Loo secrétaire de la commission Hydraulique, composée de membres éminents venus du monde entier et le voir se faire mener par le bout du nez par différentes femmes), c’est amusant mais ça m’a vite donné l’impression d’être répétitif, malgré l’enquête parallèle que mène note infiltré pour découvrir qui a tué un chef de chantier et qui était celui-ci.

Je dois avouer aussi que mon billet est très mitigé parce qu’entre temps, j’ai entrepris la lecture de Expo 58 et que c’est autrement plus vif et amusant que ce roman-ci… Sans doute aussi ne suis-je pas assez  (pas du tout même) au fait des romans d’espionnage et je n’ai donc pas pu goûter la caricature. En plus, Michel Van Loo se goinfre de gueuze grenadine, boisson que je trouve totalement rédhibitoire. Enfin le livre comporte un certain de fautes d’orthographe horripilantes… Désolée pour Alain Berenboom, la rencontre n’a pas vraiment eu lieu…

Alain BERENBOOM, Expo 58, l’espion perd la boule, Genèse édition, 2018

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