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Quatrième de couverture :

Épaulé par le fidèle inspecteur Versavel et par la belle Hannelore, juge d’instruction de son état (et accessoirement mère de ses jumeaux), le commissaire Van In, un flic peu catholique et peu diplomate, va devoir affronter la bourgeoisie de Bruges, arrogante et persuadée que l’argent peut tout acheter, lorsque la coûteuse collection d’armes du richissime trader Claes est dérobée. Très vite, Van In flaire une supercherie : le financier n’a visiblement pas la conscience tranquille et ses rendez-vous à la sauvette avec un mafieux russe ne plaident pas en sa faveur… Trafic d’armes, mafia russe et bordels de luxe : nos incorruptibles Brugeois ont du pain sur la planche !

Si les crimes sont différents, si les romans de Pieter Aspe nous mènent dans des lieux différents de Bruges et de Flandre, ils ont un point commun : le commissaire Van In, son adjoint le brigadier Versavel et sa femme Hannelore Martens (promue ici juge d’instruction) ne craignent pas de donner de leur personne pour les besoins d’une enquête et surtout ils restent parfaitement honnêtes et incorruptibles.

Ici il est question de liens entre l’agression d’un trader lors du vol de sa collection d’armes, la mafia russe et le blanchiment d’argent, ainsi que d’une banque d’épargne contrôlée par l’Etat belge. Il y a aussi un lien que Van In devra démêler entre la femme du trader et un auteur de polars à succès, ce qui permettra à Pieter Aspe de glisser dans la bouche de Pieter Van In des réflexions acides du genre « Si un écrivain flamand avait du succès, ça se saurait ! ». L’humour est la marque de fabrique de l’auteur, de même que Van In n’est jamais meilleur que quand ses intuitions sont soutenues par l’amitié indéfectible de Guido Versavel et par les intuitions de sa femme, qui fait grimper notre taux d’adrénaline dans cet opus. Pendant ce temps, les jumeaux de Van In poussent tranquillement et il se pourrait bien que la famille s’agrandisse au prochain épisode…

« Contrairement à Versavel, Van In avait l’air frais et dispos. On aurait dit qu’une fée avait dissipé les fumées de l’ivresse d’un coup de baguette magique. Ses prunelles brillaient d’un éclat limpide et, quand sa figure se décrispait, il semblait même rajeuni de cinq ans. Cette rémission aussi soudaine qu’inexpliquée aurait sûrement intéressé la science. » (p. 207)

 » ‘Puis-je vous offrir une tasse de thé ?

-Volontiers » répondit Van In qui avait troqué, toujours dans le plus grand secret, sa promesse de réduire son tabagisme contre un voeu d’abstinence alcoolique. 

Versavel lui jeta un regard digne de saint Thomas. Depuis qu’ils travaillaient en binôme, jamais Van In n’avait bu une seule goutte de thé en sa présence. » (p. 213)

Vous l’aurez compris, la Duvel coule toujours à flots pour le plus grand bien des neurones de Pieter.

Pieter ASPE, Le collectionneur d’armes, traduit du néerlandais (Belgique) par Marie Belina-Podgaetsky et Emmanuèle Sandron, Le livre de poche, 2014 (Albin Michel, 2009

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