Vincent Morel a 35 ans. Il est prof de tennis. Bientôt, il emménagera avec Emilie. Ils projettent d’avoir un enfant. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes… Quand celui-ci s’effondre à l’annonce d’un terrible diagnostic : Vincent est atteint du syndrome de neuropathie optique de Leber. Le verdict est sans appel : dans trois semaines, cinq au maximum, la lumière s’éteindra pour toujours dans les yeux du jeune homme.

Bien sûr, il y a la colère, le déni… Vincent retarde le moment d’en parler à Emilie, à ses parents, à ses amis. Comment prévenir son employeur ? Comment nommer l’impensable ? Mettre des mots sur la maladie et ses conséquences, c’est déjà commencer à accepter et, ça, Vincent ne peut s’y résoudre.

Il y aura la fuite, il y aura les échecs, les petites victoires, les obstacles… Il y aura évidemment l’absence de ceux que l’on pensait indéboulonnables et la présence fidèle et réconfortante de ceux auxquels on ne croyait pas. Il y aura un avant et un après. Et peut-être, pourquoi pas, une lumière dans l’obscurité.

Ce roman m’a profondément émue. J’ai pleuré plusieurs fois lors de ma lecture. Je suis particulièrement émotive pour le moment, il est vrai, mais, tout de même, le parcours d’acceptation et de reconstruction de Vincent m’a beaucoup touchée. J’avais déjà lu Karine Lambert et je savais sa tendresse pour des personnages attachants. Ce roman en est à nouveau l’exemple. J’ai aussi apprécié la sensorialité de ce roman. On ressent vivement les couleurs, les sons, les textures, les odeurs… Un beau roman.

 

Toutes les couleurs de la nuit, Karine Lambert, Calmann-Lévy